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Possibilité de retour à 4 jours : le SNUipp-FSU vote POUR

VOTE AU CSE

lundi 12 juin 2017

Un projet de décret concernant les rythmes scolaires a été présenté par le ministre de l’Education nationale au Conseil Supérieur de l’Education, le 8 juin 2017, et soumis aux votes des organisations représentatives, dont les syndicats enseignants. Ce texte permet, sous conditions, de revenir à 4 jours de classe sur une commune.

Depuis 2013 le SNUipp a constamment porté la nécessité d’une remise à plat du décret Peillon. Celui-ci avait imposé aux enseignants le passage à 4,5 jours de travail sans aucune concertation ni contrepartie, après des années d’austérité salariale, de suppressions de postes, de dégradation des conditions de travail et de blocage du point d’indice.

Il faut prendre en compte le coût financier pour les enseignants de l’aller-retour supplémentaire, le temps dans les transports, les frais de garde... Mais surtout la fatigue induite par les 5 matinées d’affilée, notamment dans les très nombreuses communes où les après-midi n’ont pas été allégées, ou si peu. C’est aussi pour cela que nous avons engagé, depuis la rentrée, la campagne pour la suppression des APC.

Enfin, réforme d’affichage mais prévue sans aucun moyen, la réforme des rythmes scolaires a donné les clés de leur organisation aux collectivités locales. Il n’y a donc pas eu de réforme unifiée des rythmes, mais leur explosion.

QUE DIT CE NOUVEAU DÉCRET ?

La nouveauté du projet de décret Blanquer sur les rythmes est la possibilité d’un retour à 4 jours de classe.

Les modalités de modification de la semaine scolaire restent identiques :

  • une proposition conjointe d’une commune et d’un ou plusieurs conseils d’école doit être adressée à l’IA-DASEN qui pourra autoriser la modification dans la ou les écoles concernées ;
  • l’IA-DASEN peut également décider que la nouvelle organisation s’applique dans toutes les écoles de la commune quand une majorité des conseils d’école s’est exprimée en sa faveur ;
  • ce décret ne ferme pas la porte aux 4,5 jours, qui reste le cadre de référence.

L’existence d’un PEDT n’est pas obligatoire pour passer aux 4 jours sur 36 semaines. Il reste obligatoire pour :

  • le choix du samedi matin à la place du mercredi matin ;
  • 9 demi-journées avec des journées dépassant les 5h30 (deux après-midi allégées et deux longues journées) ;
  • déroger aux 9 demies journées en organisant la semaine en 8 demi-journées sur 5 matinées (« décret Hamon ») ;
  • passer aux 4 jours avec des semaines inférieures à 24h et un rattrapage sur les vacances.

Le SNUipp-FSU a porté les attentes de la profession

La consultation nationale sur la réforme des rythmes menée par le SNUipp a recueilli en quelques jours près de 30 000 réponses : près de 75% d’entre eux souhaitent la possibilité d’un retour à la semaine de 4 jours, avec environ 20% qui demandent les 4 jours avec un raccourcissement des journées et des vacances scolaires.

Le SNUipp-FSU a donc consulté la profession, puis porté ses attentes au CSE du 8 juin, comme il s’y était engagé.

QUI A VOTE QUOI AU CSE ?

POUR : SNUipp-FSU et SNE
CONTRE : SNUDI-FO, SE-UNSA et SUD
NPPV : SGEN-CFDT et CGT Educ’action

Le communiqué de presse du SNUipp-FSU à l’issue du CSE du 08 juin 2017

CONCRÈTEMENT, COMMENT PROCÉDER ?

Bien que le décret ne soit pas validé avant sa présentation au CTM du 21 juin, d’ores et déjà, nous invitons les conseils d’école qui souhaitent des changements de rythmes à adopter un voeu transmis à la DASEN, en informant l’IEN et le SNUipp-FSU.

Chaque conseil d’école doit préciser, en termes simples, l’organisation de la semaine scolaire souhaitée par le conseil.

Néanmoins ne soyons pas dupes des motivations du gouvernement et du ministre Blanquer.

Dans l’immédiat, il veut réduire drastiquement et à terme supprimer l’aide apportée aux municipalités pour le périscolaire. C’est sa motivation principale à cette possibilité donnée aux communes de revenir à 4 jours.

Si les enseignants veulent majoritairement avoir
la possibilité de pouvoir travailler sur 4 jours,
ils savent aussi que l’essentiel est ailleurs.

Ils demandent dans la consultation nationale du SNUipp :

  • en tout premier lieu une baisse des effectifs par classe, particulièrement élevés dans notre pays ;
  • la reconnaissance de tous leurs temps de travail et revendiquent la possibilité de pouvoir travailler en équipe ;
  • le maintien et la généralisation des PDMQDC, dispositif plébiscité par le terrain, que le gouvernement veut démanteler ;
  • une véritable revalorisation salariale et une formation continue et initiale dignes de ce nom.

Voilà des mesures qui seraient efficaces pour combattre réellement l’échec scolaire !

Rappelons par exemple qu’au concours de l’Académie de Créteil, 454 postes sont restés vacants à l’admission faute de candidats !

Ce sera autant d’absences non remplacées et de contractuels embauchés à la va-vite et hors-concours.

Et cela n’aurait aucune incidence sur les apprentissages ?

Continuez à participer à l’enquête nationale du SNUipp-FSU pour tirer les bilans des rythmes scolaires.

En 4 ans, aucune étude n’a été menée par le ministère sur le bien fondé des différents rythmes existant actuellement. Dans notre département, quid de la 2e après-midi libérée comme à Choisy-le-Roi ou Chevilly-Larue ? Quid des matinées de 3h30 avec des après midi de 1h45 réellement allégées comme à L’Haÿ-les-Roses ? Qu’en disent les collègues ?

Consultation nationale « rythmes scolaires », continuez à donner vos avis !

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