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Déclaration commune du 4 mai 2011

mardi 10 mai 2011

SNUIPP-FSU 94 - SNUDI-FO 94 - SE-Unsa 94

Déclaration faite le 4 mai à l’issue du rassemblement de 1000 enseignants, parents et élus rassemblés devant le Ministère de l’Education nationale
Depuis des semaines nous avons constitué un front commun des organisations syndicales siégeant au CTPD contre la saignée que le Ministre tente d’imposer aux écoles du Val de Marne.
Lors des deux groupes de travail du CTP, nous avons dit ensemble « non aux fermetures de classes, non aux fermetures de postes surnuméraires, non aux fermetures de moyen ZEP, non aux fermetures de postes RASED, non aux fermetures de CLAD, non aux fusions d’écoles, non aux refus d’ouvrir des classes. »
Face à l’Inspecteur d’académie, nous avons défendu ensemble lors des groupes de travail et dans les délégations, toutes et chacune des demandes des écoles du département.
Nous avons décidé ensemble d’appeler à la grève et au rassemblement devant l’Inspection académique le 1er avril, jour du CTPD.
Nous avons lu lors du CTPD une déclaration commune de nos organisations.
Nous avons, en commun, lu et présenté le vœu qui a été présenté par les 1000 enseignants, parents et élus, rassemblés devant l’inspection académique de Créteil le 1er avril.
Nous sommes venus une première fois, dans l’unité, au Ministère le 1er avril. Le ministre a refusé de nous recevoir. Il a refusé d’entendre ce que des milliers d’enseignants, de parents et d’élus ne peuvent accepter.
Nous avons donc décidé d’adresser une lettre ouverte au Ministre avec l’ensemble de nos exigences précises, basées sur l’annulation de toutes les ouvertures de classes, de postes et les refus d’ouvertures qui découlent directement des 16000 suppressions de postes ministérielles.
Aujourd’hui 4 mai, le ministre refuse à nouveau de nous recevoir malgré les 1000 enseignants, parents et élus qui sont rassemblés sous ses fenêtres. Il cherche ainsi à disloquer l’unité de nos organisations pour disloquer le mouvement profond et l’acharnement des enseignants, des parents, et des élus du département à obtenir satisfaction sur leurs revendications légitimes.
Nous le disons ensemble : « il se trompe, il n’y arrivera pas. Nous l’avons écrit à plusieurs reprises et nous l’affirmons à nouveau : nous ne lâcherons pas ! »
Nous ne lâcherons pas car l’unité de nos organisations qui s’est constituée et réalisée sur des revendications précises, à montrer que l’on peut faire reculer. Cette unité sur des revendications précises est indispensable à tous les niveaux, départementale et nationale.
Nous ne lâcherons pas car nous ne pouvons accepter que soit menacée la réussite des enfants, particulièrement dans un département comme le nôtre.
Nous ne lâcherons pas car nous ne pouvons accepter que notre métier d’enseignant soit attaqué.
Nous ne lâcherons pas car nous ne pouvons accepter que l’école publique soit piétinée.
Nous ne lâcherons pas car comme nous l’avons déjà dit et écrit nous acceptons pas et n’accepterons jamais que l’avenir de le jeunesse de notre département soit sacrifiée sur l’autel de la réduction des déficits publics.
Nous appelons tous les collègues à poursuivre la signature en masse de la lettre ouverte au Ministre (plusieurs milliers de signatures ont déjà été rassemblées). Nous allons organiser ensemble dans tout le département des assemblées pour rendre compte des réponses inacceptables du Ministre et préparer un rassemblement de toutes les écoles lors du CDEN (comité départemental de l’Education nationale) ou l’Inspecteur d’Académie doit présenter la carte scolaire devant le Préfet, le Président du Conseil Général, les Représentants des personnels de l’Education nationale, les Représentants des parents d’élèves, les Représentants des élus.
Nous allons préparer ce rassemblement avec les parents, les élus et toutes les organisations syndicales qui voudront nous rejoindre pour exiger que toutes et chacune des revendications des écoles du département soient satisfaites.
Nous demanderons que toutes les délégations d’écoles soient reçues.
Le CDEN doit exiger :
- l’annulation des 71 fermetures de classes qui, dans certaines écoles maternelles remettent en cause la scolarisation des enfants de moins de trois ans dans les ZEP contrairement au Code de l’Education

  • l’annulation de la suppression des 13 moyens supplémentaires ZEP, dispositif créé dans le cadre du plan de lutte contre l’illettrisme,
  • l’annulation de la suppression des 6 postes surnuméraires, options E et G
  • l’annulation de la suppression des deux postes de rééducateurs du RASED
  • l’annulation de la fermeture d’une CLAD
  • le départ en formation CAPASH d’un nombre d’enseignants au moins égal à tous les postes spécialisés vacants dans le département, contrairement à la décision de l’Inspecteur d’Académie de n’accepter aucun départ (pour 4 candidats) en option G.et seulement 2 départs, (pour 8 candidats) pour 41 postes vacants pour l’option E.
  • l’affectation, d’enseignants volontaires faisant-fonctions, à défaut de spécialistes, sur les postes E restés vacants,
  • l’ouverture immédiate des ouvertures conditionnelles et des ouvertures demandées par les parents et enseignants et les organisations syndicales,
  • l’annulation des deux fusions d’école et des 4 blocages de poste de direction anticipant la mise en œuvre de fusion d’école
  • le maintien de l’ensemble des postes d’assistants d’éducation
  • l’affectation d’AVS sur toutes les postes d’AVS vacants ou en congés maladie

Le CDEN doit exiger du Ministre un tel plan d’urgence pour le Val de Marne.

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