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Rencontre avec la DASEN

mercredi 7 décembre 2016

Mercredi 30 novembre, une délégation du SNUipp-FSU 94, composée de Cécile QUINSON, Thierry GUINTRAND et Marion FOURET, a rencontré Madame la Directrice académique. A l’ordre du jour : le temps de travail et la question des APC ; le carnet de suivi en maternelle ; les quotités de décharges pour les PEMF ; le suivi des T2.

1. APC et temps de travail

Nous avons rappelé à Madame l’Inspectrice d’Académie que la consigne « d’arrêt des APC », pour exiger du ministère qu’il ouvre des négociations sur leur caractère obligatoire, est légitime. Elle est portée par le premier syndicat de la profession au niveau national. Le SNUipp-FSU s’est appuyé sur plusieurs études et enquêtes qui d’une part montrent le peu d’efficacité du dispositif dans le traitement de la difficulté scolaire ; d’autre part dénoncent la charge de travail des enseignants qui ne cesse d’augmenter, notamment le travail « invisible » hors de la classe (nouveau cycle 3 commun école-collège, nouveaux programmes, nouveaux outils à mettre en place, PAP, PPRE…)
Nous lui avons expliqué que cette consigne du SNUipp-FSU appelle les enseignants à récupérer dès cette année le temps des APC, dévolu à quelques élèves, pour du temps de travail bénéfique à tous.
Nous avons rappelé que les APC ne sont que la continuation des AP de Xavier Darcos (bien que réduites à 36h et assouplies sur le plan pédagogique) qui avaient comme objectif de supprimer les RASED au profit de séances de « répétition de la leçon qui n’a pas été comprise ». Nous avons rappelé que le SNUipp-FSU revendique la remise en place de RASED complets partout.
Notre campagne actuelle a permis l’ouverture de discussion au ministère. La réflexion, y compris au niveau des départements, mérite donc d’être menée. (voir le compte rendu de l’audience au ministère ici)

Réponse de la DASEN

La DASEN reconnait que les APC sont « un dispositif dévoyé ».
Elle insiste sur le fait que le cadre pédagogique a été élargi, et qu’actuellement « chacun peut faire un peu ce qu’il veut » dans le contenu des APC.
En l’absence de nouveaux textes réglementaires, elle se doit néanmoins d’appliquer les textes actuels qui prévoient l’organisation de ces heures. Elles font pour l’instant partie des obligations de service.

Commentaire du SNUipp-FSU 94 :

Nous appelons les collègues à arrêter les APC et à se saisir de ces 36h dès cette année, pour en faire ce qu’ils et elles pensent être le plus utile pour leurs élèves. Grâce à l’action collective, les choses commencent à bouger du coté du ministère (voir le compte-rendu d’audience au ministère le 30 novembre ici).
A propos du temps de travail plus globalement, la délégation du SNUipp-FSU a dénoncé l’empilement des mesures dans le cadre de la loi de refondation combinée au manque de formation et d’anticipation qui met les personnels en difficulté. Nous avons rappelé que le SNUipp-FSU a porté des dispositifs comme les PDMQDC, mais que la mise en place de l’ensemble de ces mesures demande du temps et de la formation.
Nous avons rappelé également la revendication d’un moratoire cette année sur le LSUN, et a minima le respect de la circulaire, c’est-à-dire que seul le bilan de fin de cycle 2 soit exigé numériquement, donc en fin de CE2 (voir la réponse du ministère au SNUipp-FSU ici).
Le SNUipp 94 demande enfin le report des projets d’école, considérant que cette année est déjà bien chargée en nouveauté.

Réponse de la DASEN  :

La DASEN reconnait que la mise en place de la loi de refondation demande un gros travail d’investissement. Mais elle maintient l’idée que les choses doivent se mettre en place dans l’année. Elle estime que les professeurs des écoles recrutés à Bac +5 ont, de par leur formation universitaire, les capacités pour se saisir des nouveautés.
A propos du LSU, il ne sera pas exigé pour le premier bilan, mais elle souhaite que les enseignants s’emparent des nouveaux dispositifs dès cette année. Si le Livret Scolaire Unique n’est pas opérationnel ce trimestre, il pourra l’être le trimestre suivant.
A propos du report du projet d’école, Madame la Directrice Académique a pris en compte cette demande et nous apportera une réponse ultérieurement.

2. Carnet de suivi en maternelle

La délégation du SNUipp-FSU 94 a porté les interrogations de nombreux collègues de maternelle à propos de la mise en place du carnet de suivi. Ceux-ci ne peuvent être mis en œuvre sans faire le lien avec les nouveaux programmes de maternelle : on passe d’une évaluation sommative et systématique à une évaluation au fil de l’eau, mettant en avant les réussites des enfants.
Si la grande majorité des collègues de maternelle partage la philosophie des nouveaux programmes du cycle 1 ainsi que l’objectif de revoir de fond en comble l’évaluation des élèves de maternelle, ils craignent que la hiérarchie leur demande avec ce carnet un dispositif chronophage. Dans certaines circonscriptions, il a été question de demander de photographier l’ensemble des réussites des élèves ! Les collègues n’en ont évidemment ni le temps matériel, ni les moyens matériels. Ici les attendus de fin de cycle devaient apparaître dans le carnet, quand là ils ne le devaient pas. Qu’en est-il exactement des attentes institutionnelles ? Comment éviter les usines à gaz chronophage qui finiraient par rebuter les collègues ?

Réponse de la DASEN :

« Le temps où les réponses étaient toutes faites est fini ». Les professeurs des écoles ont voulu sortir des injonctions, et Madame la DASEN partage cette volonté. Il n’est donc pas question d’exiger un dispositif chronophage.
Madame DENIZART, IEN chargé de la maternelle, est très engagée sur le terrain dans le suivi des nouveaux programmes de maternelle. Un diaporama a été réalisé. Les CPC doivent être très présents auprès des écoles pour la mise en œuvre des nouveaux programmes de maternelle.
Nul ne sera blâmé parce qu’il n’aurait pas complètement investi les mesures. « On attend un engagement des équipes dans les mesures nouvelles, pas une obéissance ».

Commentaire du SNUipp-FSU 94 :

Le SNUipp 94 se félicite que la DASEN écarte tout dispositif chronophage concernant le Carnet de suivi. Ceci étant, les collègues ont besoin de consignes cohérentes, de temps et d’un cadre collectif de réflexion au niveau de la circonscription pour la constitution de ces livrets.
Pour le SNUipp-FSU, ces carnets doivent renouer avec ce qui existait avant les livrets de compétences de maternelles mis en place en 2008, c’est à dire montrer aux parents les réussites des élèves et indiquer sommairement des compétences observées durant les activités.
Le SNUipp-FSU 94 organisera un stage « maternelles » dans le courant du 2e trimestre, pour permettre aux collègues de réfléchir sur ces enjeux et d’utiliser au mieux ces nouveaux outils.

3. Quotité de décharge des PEMF

Le SNUipp 94 a demandé à Madame la DASEN quand les services comptaient appliquer la nouvelle circulaire n° 2016-148 du 18-10-2016, concernant les quotité de décharge des PEMF, qui prévoit « à compter de la rentrée scolaire 2016 » :

  • un allègement d’un tiers de leur service hebdomadaire d’enseignement
  • un allègement de 72 heures sur les 108 heures annuelles

La délégation a demandé pourquoi cette circulaire concernant un dispositif à mettre en place « à compter de la rentrée » (bien que sortie fin octobre, ce qui est assez exotique !), n’avait pas été appliquée dans le 94, alors que certains départements étaient visiblement au courant de ce changement à venir puisqu’ils ont devancé la circulaire, afin d’accorder dès cette année la bonne quotité de décharge aux PEMF.

Pourquoi cela n’a-t-il pas été le cas dans notre département ? Et qu’en sera-t-il de l’année prochaine ?

Réponse de la DASEN  :

Madame la Directrice académique répond que si certains départements ont pu appliquer la circulaire dès cette rentrée, c’est qu’ils « étaient riches en postes ».
Le département ne pourra appliquer cette circulaire qu’à la rentrée 2017. Evidemment le département « va devoir s’y mettre ».

Commentaire du SNUipp-FSU 94 :

Le SNUipp 94 demande aux services d’étudier la faisabilité de l’application de cette circulaire dès cette année : il n’est pas acceptable que le ministère rédige un texte en faveur des personnels, qui reste lettre morte pendant une année scolaire par manque de postes ! C’est donc le ministère qui doit fournir des moyens exceptionnels pour le département.

4. Suivi des T2

Le SNUipp-FSU a interrogé le ministère, dans le cadre des décrets PPCR (Parcours Professionnel Carrière Rémunération), sur les modalités d’inspection en T2 cette année.
Le syndicat a fait valoir que dans le projet de réforme, le premier rendez-vous de carrière (nouvelle terminologie pour désigner l’inspection) intervenait au 6ème échelon et que, par conséquent, un accompagnement devait être mis en place pour les collègues débutant-es.
Le ministère a répondu que les T1 et les T2 ne seront pas inspecté-es cette année mais qu’un accompagnement renforcé sera mis en place. Une note de service explicitant les nouvelles modalités d’accompagnement est en préparation au Ministère.

Réponse de la DASEN :

Les inspections ont lieu, en l’absence des textes d’applications qui ne sont pas encore sortis. Madame la DASEN partage l’idée d’un accompagnement spécifique des débuts de carrière.

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