Retour accueil

Vous êtes actuellement : CTSD et Carte scolaire 


Communiqué et déclaration au CTA

lundi 18 janvier 2016

La rectrice de l’académie de Créteil a validé, vendredi 15 janvier, la répartition des postes pour rentrée scolaire de septembre 2016 : 80 postes pour la Seine-et-Marne, 503 pour la Seine-Saint-Denis et 67 pour le Val-de-Marne, soit 650 postes qui ne suffisent pas à couvrir une hausse démographique de 3190 élèves et les promesses de la réforme.

Ainsi, les communications ministérielles sur la priorité donnée à l’école ne résistent pas à l’examen de la réalité du terrain : la dotation globale de l’académie est nettement insuffisante et l’effort consenti au 93 aurait dû être déconnecté de la dotation académique. Où est donc passée la volonté de faire réussir tous les élèves, raison d’être affichée de la loi de refondation de l’école ?

Déjà au moment de la révision de la carte de l’éducation prioritaire, la Seine-et-Marne avait payé un lourd tribut en perdant 9 réseaux ruraux, parce que l’un des critères appliqués favorisait les zones urbaines. Aujourd’hui la fermeture de 25 classes est envisagée dans les villages avec la multiplication de classes à 25 élèves sur 3 voire 4 niveaux. Ainsi, opérer à nouveau la répartition en fonction du poids de l’Education prioritaire constitue une double peine pour la Seine-et-Marne qui est le département qui connait le taux de poursuite d’études le plus bas de l’académie, et le taux de chômage des 16/24ans parmi les plus élevés d’Ile-de-France.
Dans le Val-de-Marne, les élèves souffrent de plus en plus du manque de moyens face à la difficulté scolaire.
Les RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) où il reste les trois spécialités sont l’exception, et la situation ne cesse de se dégrader d’année en année. Toutes les écoles sont concernées car, même dans les quartiers dits favorisés, les aides aux élèves en difficulté ou à besoin éducatifs particuliers sont défaillantes. Cette dotation aura de plus de graves répercussions sur les effectifs déjà très élevés (29/30 en classe banale, 25/26 en Education prioritaire), comme sur les postes de remplaçants déjà déficitaires.

Enfin, en Seine-Saint-Denis, cette dotation remarquable de 503 postes est (enfin) la réponse aux 500 classes ouvertes sans un seul poste entre 2007 et 2012, pour accueillir les 12000 élèves supplémentaires de cette période, qui fut l’ère des 80000 suppressions de postes infligées à l’Education nationale. Mais la hausse démographique s’est poursuivie au même rythme depuis, et les promesses de la refondation restent à tenir…

L’ensemble des services publics se dégradent dans nos trois départements. Pour l’école, ce sont plus de 1000 postes qui sont nécessaires pour la Seine-Saint-Denis, au moins 700 en Seine-et-Marne et 600 en Val-de-Marne, pour rattraper le taux d’encadrement moyen national et faire de la refondation de l’école autre chose que de l’affichage. Aucun département ne doit être laissé pour compte !

Lire la déclaration des SNUipp de l’académie :

PDF - 230 ko
Lire aussi :
SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 |

Visiteurs connectés : 14


SNUipp-FSU 94, Maison départementale des Syndicats,
11/13 Rue des Archives, 94000 CRÉTEIL (M° Créteil Préfecture)
Téléphone : 01 49 56 97 10
Portables : 06 30 84 20 25 (Emmanuelle), 06 26 30 36 09 (Cécile CHSCT), 06 60 21 22 19 (Thierry)
Courriel : snu94@snuipp.fr

La section est située au 5ème étage, bureau 518.