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Rythmes... Et après ? !

mardi 2 septembre 2014

Rentrée 2014 : entrée dans une nouvelle phase

La DASEN a décidé de mettre en place les rythmes selon la validation effectuée en CDEN le …… 3 Juillet 2014, à l’avant-veille des congés scolaires.

Pour rappel, le SNUipp-FSU a déposé nationalement un contre-rapport en février 2014 faisant état des problèmes constatés dans les écoles déjà entrées dans le dispositif national à la rentrée de 2013 :

  • Dans la plupart des cas, les enseignants n’ont pas été consultés, ou s’ils l’ont été, leur avis n’a pas été pris en compte par les mairies
  • Les IEN et les DASEN ont le plus souvent suivi les municipalités plutôt que les projets des enseignants
    Très vite, les contingences matérielles ont pris le pas sur l’intérêt de l’enfant et sur l’organisation du temps de travail des enseignants
  • Un manque d’anticipation (nombre d’enfants important à prendre en charge, besoin en personnels et en structures) pose de nouvelles problématiques et engendre de nouvelles difficultés
    Problèmes de fonctionnement, sécurité des élèves, fatigue des élèves et des personnels, sont souvent les premiers bilans de cette année d’expérimentation.

En conclusion, ce contre-rapport montre que la profession subit cette réforme et la vit comme la poursuite de la dégradation de son quotidien et de ses conditions de travail, déjà mises à mal par les précédentes mesures prises par le gouvernement précédent.

Dans notre département, l’un des 2 départements où aucune commune n’a appliqué le décret en 2013, les mobilisations (enseignants, parents, élus, agents territoriaux) depuis la sortie du décret ont été particulièrement importantes pour refuser l’application de cette réforme, considérant qu’aucun schéma ne pouvait résoudre les difficultés et ajoutait de nouveaux problèmes.

Malgré toutes les mobilisations importantes (rassemblements, audiences, pétitions, réunions, conférences de presse…..), le Préfet et la DASEN ont décidé d’appliquer coûte que coûte ce décret à la veille des congés d’été sans aucune consultation autre que celle du CDEN le 3 Juillet qui manquait pourtant d’informations pour se prononcer (voir déclaration du 3 juillet).

Le décret Hamon rédigé à la hâte pour « assouplir » le décret Peillon ne règle pas les problèmes posés initialement ; en prenant la décision dans le département d’appliquer la réforme des rythmes scolaires, contre l’avis des enseignants, parents et élus, l’administration a pris la décision de généraliser au 94 tous les problèmes constatés dans les autres départements.

Le résultat  :
une mosaïque d’emplois du temps des écoles différents d’une commune à l’autre voire dans certaines communes, d’une école à l’autre, y compris au sein d’un même groupe scolaire ; des élèves, des familles, des enseignants et des élus qui subiront les conséquences des incompatibilités entre les différents horaires proposés sans aucune amélioration prévue.

A-t-on véritablement des élèves si différents d’une école à l’autre du département qu’il soit indispensable de leur donner des horaires et des emplois du temps différents ?

Pour les élèves, sans doute un allongement de la durée de la journée avec l’abandon d’une véritable coupure en milieu de semaine puisque la plupart des communes qui proposent le repas de cantine le mercredi ne le font qu’à la condition d’inscrire l’enfant au Centre de Loisirs.

Pour les enseignants
qui n’ont souvent jamais été consultés ou dont l’avis n’a rarement été pris en compte, les conséquences sont catastrophiques : qu’il s’agisse de leur affectation, de leur organisation, des regroupements de postes impossibles ou du contenu de l’enseignement qu’ils devront adapter….. De plus, la question de l’utilisation des locaux reste toujours une inconnue à l’heure où nous écrivons ces lignes.

La question de la sécurité des élèves demeure et l’administration est dans l’incapacité d’apporter la moindre garantie devant la multiplicité de situations auxquelles seront confrontées les collègues.

Quant aux familles, le lien rompu avec la disparition du samedi matin risque d’être définitivement rompu dans les écoles ouvertes le mercredi matin puisqu’il sera difficile pour les équipes de se mobiliser un 6° jour dans la semaine.

Élèves et enseignants ont un même intérêt : l’amélioration des conditions de travail et d’apprentissage. Lire : Nos priorités pour réussir l’école.

Un bilan devra être établi dans chacune de nos communes pour montrer si l’application de ce décret a pu fournir une amélioration quelconque.

Le Ministre doit répondre de cette situation et prendre les mesures nécessaires pour rectifier les erreurs.

Le SNUipp-FSU revendique
  • une réécriture du décret sur les rythmes : il doit améliorer les conditions de travail des personnels et permettre aux élèves d’obtenir plus de réussite dans leurs apprentissages.
  • une véritable transformation de l’école ; pour assurer la réussite des apprentissages des élèves, le Ministre doit répondre aux revendications des enseignants : programmes, effectifs, formation initiale et continue, remplacement, aide des élèves en difficulté par des enseignants spécialisés, éducation prioritaire…….
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Nos priorités pour réussir l’école
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