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Rythmes scolaires : CDEN du 03 juillet 2014

Horaires des écoles

jeudi 3 juillet 2014

Le SNUipp-FSU lance une alerte pour la rentrée. Cette situation exceptionnellement dégradée nuit aux élèves et aux personnels. Un cadrage national de l’Education nationale est indispensable et les autres revendications doivent enfin être entendues et traitées de manière urgente. voir les horaires des écoles suite à la réunion du CDEN du 03/07/14

A la veille du dernier jour d’école de l’année se tient cet ultime CDEN pour étudier les dernières modifications d’organisation du temps scolaire dans le département pour la rentrée 2014.

Quelques remarques au préalable :
Porteurs de l’expression des personnels nous avons décidé de siéger à cette instance convoquée pourtant très tardivement mais dans des conditions qui ne nous permettent pas de remplir notre travail d’élus du personnel ;

Les documents préparatoires à cette réunion ne nous permettent pas de comprendre l’organisation prévue dans chacune des 47 communes du département : pour toutes celles qui ne figurent dans aucune des 3 listes annexées au Règlement Type Départemental, nous n’avons eu en effet aucune information nouvelle depuis le dernier CDEN.

En ce qui concerne celles qui ont déposé un projet nécessitant l’avis des Conseils d’école, aucune information n’est apportée sur la liste des communes concernées, sur les différents avis exprimés et la décision retenue.

Aucune information concernant les communes ayant demandé un report, ni pour celles qui ont annoncé publiquement qu’elles s’opposeraient à l’ouverture des écoles le mercredi…

Pour que le CDEN puisse exprimer un avis, des informations préalables doivent avoir été transmises pour qu’une réflexion soit construite afin de permettre un véritable dialogue au sein de l’instance.

Force est de constater qu’en l’absence de toutes ces informations, le CDEN est entravé dans sa réflexion et son expression.

Par ailleurs, on peut s’interroger sur la prise en compte réelle de l’avis du CDEN lorsque le Ministère de l’Education Nationale prend la décision de publier sur son site un certain nombre d’horaires sans attendre la tenue de ce CDEN et que des décisions sont annoncées depuis le début de la semaine dans des communes alors que le CDEN n’a même pas donné son avis à leur sujet.

Mieux, au cours de la phase d’ajustement pour les affectations des personnels, nous apprenons que des « tractations » se poursuivront avec certaines communes après le CDEN.

Nous constatons qu’à ce jour, plusieurs de ces organisations ont été décidées sans l’avis (voire contre) des enseignants ou des familles ;
Nous posons par conséquent la question de l’utilité de ce CDEN sur cette question.

A l’avant-veille des congés d’été, l’Ecole de la République connaît une désorganisation inqualifiable et indigne de notre institution qui se discrédite aux yeux de tous.

Au bout du compte, certains élèves poursuivront leur scolarité sur des journées de 6h et une matinée supplémentaire alors que la réforme était censée initialement réduire le temps de travail à l’école.

Cette réforme ne respecte ni les élèves ni les personnels dont les conditions de travail se dégraderont gravement.

C’est la première fois qu’une très grande partie des enseignants finit l’année en ignorant comment se déroulera la suivante, faute d’informations de leur propre employeur.

Près de 600 collègues seront affectés après la fermeture des écoles, ne leur laissant pas la possibilité de connaître le niveau ou l’organisation prévue pour la rentrée ; ces collègues seront dans l’incapacité de préparer leur rentrée avant la prérentrée.

L’affectation d’environ 250 fonctionnaires stagiaires sur des compléments de temps partiels ou des décharges de direction après la fermeture des écoles perturbera gravement le fonctionnement de toutes les écoles où ils seront affectés puisque l’organisation imposée par les ESPE et la remise en cause de l‘attribution des classes se poseront également lors de la prérentrée.
Le planning prévoyant des groupes de travail jusqu’au 16 juillet, montre toutes les conséquences liées à l’application de cette réforme précipitée en cette fin d’année sans aucune anticipation et aucun moyen supplémentaire accordé pour permettre aux services de préparer au mieux, voire au moins pire, cette prochaine rentrée en ce qui concerne la gestion des personnels.
L’Education Nationale met une grande partie de son personnel dans une situation intenable, et il est temps de l’entendre !

Il est inadmissible que les personnels soient aussi mal considérés par leur employeur qui les placera tous à la rentrée devant de nouvelles conditions de travail très dégradées sans même les avoir consultés et que les élèves soient eux aussi, soumis à une nouvelle organisation sans que les familles aient eu la possibilité d’avoir les moyens de se réorganiser.

En donnant la priorité à une réforme des rythmes comme levier principal de la lutte cotre l’échec scolaire et de la réduction des inégalités, toutes les autres revendications sont occultées : contenu des programmes, remise en place des RASED, remplacements, baisse des effectifs dans les classes….
Les élèves ne vivent pas et n’apprennent pas de la même manière dans une classe de 30 ou dans une classe de 20. Un élève en difficulté ne peut pas y être aidé de la même façon.

Or l’école primaire française se distingue par un nombre d’élèves par classe bien au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. On y compte que 5 enseignants pour 100 élèves alors que le ratio en Finlande est proche de 6,5 et qu’en Italie ou en Norvège, il est compris entre 7 et plus de 9. Une classe maternelle française sur 2 compte 25 élèves et plus et dans près de 7 400 classes, 30 élèves et plus.

La diminution des effectifs par classe et le renforcement conséquent de l’aide aux élèves en difficultés sont aujourd’hui 2 nécessités incontournables.
De même, qui peut croire que l’on « refondera » l’école sans offrir une vraie formation continue aux 330 000 professeurs des écoles ? La formation professionnelle des enseignants a quasiment disparu ! La formation initiale au mieux se résume à ½ année de formation uniquement pour les lauréats du concours rénové. Les stages de formation continue sur le temps de travail se limitent strictement aux demandes institutionnelles pour répondre à la conformité de la législation.

Scolarisation des tout-petits, développement du langage, apprentissage de la lecture, et la numération, développement sensoriel, moteur, artistique des élèves… tout cela ne s’improvise pas et requiert des savoirs professionnels de haut niveau régulièrement remis à jour. En 2013, un rapport de l’Inspection Générale pointait du doigt une formation continue des enseignants du 1° degré « insatisfaisante et rare ».

En étant soumise à la volonté des municipalités guidées par les contraintes du périscolaire et de leur capacités inégales de financement, la réforme des rythmes relègue au second plan le temps de l’école pour les élèves et la prise en compte des demandes des enseignants.

Il est incompréhensible que la révision des temps et celle des programmes scolaires (repoussée à 2015 pour la maternelle et 2016 pour l’élémentaire) n’aient pas été traitées ensemble.

On reste donc encore loin d’une réforme qui permette de construire un projet cohérent pour la réussite des élèves, recueillant l’adhésion de la communauté éducative. Les difficultés constatées cette année dans les autres départements vont s’étendre au nôtre (inégalités territoriales, activités payantes, partage des locaux, confusion des rôles, sécurité des élèves…).

L’Education Nationale doit reprendre la main.

La semaine scolaire doit s’organiser selon un cadrage national dans l’intérêt du service public d’éducation et non selon le bon vouloir des collectivités locales.

Au vu de la dégradation certaine des conditions de travail des personnels et des conditions d’apprentissage des élèves, le SNUipp-FSU continue de demander la « non-généralisation » de cette réforme, la suspension de sa mise en œuvre et une réécriture complète du décret sur les rythmes.
La réforme des rythmes n’était pas la priorité. Les véritables urgences concernent plutôt la diminution des effectifs par classe, le renforcement conséquent des moyens de remplacement et de l’aide aux élèves en difficulté.

La réussite des élèves, l’amélioration des conditions de travail passent aussi par une diminution du temps de travail des enseignants qui effectuent en moyenne 44 heures de travail par semaine.
Notre école a besoin d’enseignants formés, reconnus, exerçant leur métier dans des conditions satisfaisantes et sereines, et rémunérés à la hauteur de leur qualification.

Le SNUipp-FSU lance une alerte pour la rentrée. Cette situation exceptionnellement dégradée nuit aux élèves et aux personnels. Un cadrage national de l’Education nationale est indispensable et les autres revendications doivent enfin être entendues et traitées de manière urgente.

PDF - 2.2 Mo
rythmes_scolaires_horaires_des_ecoles_du_94-2.pdf
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