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Déclaration préalable au CHSCTD 94 du 3 juin 2020

jeudi 4 juin 2020

Déclaration préalable au CHSCTD94 du 3 juin 2020

Monsieur le Secrétaire Général, Mesdames, Messieurs,

La FSU regrette que la DASEN du Val de Marne ne soit pas remplacée étant donné la crise sanitaire que nous traversons. Cette période est aussi une des plus importante de l’année concernant les opérations de mouvement et de carrière. Le calendrier des mutations intra départementale a été repoussé de plus d’un mois , on aurait pensé que les mutations des DASEN puissent l’être également afin d’assurer les opérations à venir et la préparation d’une rentrée très particulière. Pour autant notre organisation syndicale ne doute pas que vous serez soucieux de l’équité de traitement de tous les personnels dans les opérations à venir.

S’agissant du protocole sanitaire, précis, impératif, nous tenons à rappeler qu’il a été communiqué aux personnels trop peu de temps avant les dates de reprise. Adapter ses pratiques au protocole a demandé un effort considérable aux personnels qui n’ont eu que trop peu de temps pour prendre les mesures qui s’imposaient. Parfois, cela n’a pas été possible. De plus, ils ont eu à multiplier les tâches qui ne relèvent pas de leur mission comme installer les classes, porter et déplacer des tables et des chaises ou placer le marquage au sol entre autres. Ils ont eu également à gérer la pression des parents d’élèves face à l’impossibilité d’accueillir les enfants dans la contrainte du protocole sanitaire. Les RPS se sont multipliés durant cette période. Or, avant cette crise, il était déjà question de réfléchir aux conditions de travail des directeurs et directrices d’école à travers l’enquête suite au suicide de Christine Renon. Et la perspective d’une reprise plus massive que progressive fait peser des risques similaires aux personnels d’encadrement. Si l’on dresse un bilan rapide de cette reprise progressive, certains points soulèvent de vives inquiétudes : dans le premier degré, comme nous l’avions annoncé, faire appliquer les gestes barrières par des jeunes enfants est particulièrement difficile et nécessite une vigilance accrue de tous les instants générant une fatigue physique et psychique (stress, anxiété...) chez les personnels qui peut également se transmettre à l’enfant. Est-ce la mission de l’école de générer du stress voire des angoisses chez de jeunes enfants en voie de développement ? Lorsque l’enfant souffre de handicap, son accueil est un impensé du protocole.

Concernant la situation particulière des AESH, la FSU souligne une fois de plus que les protocoles ou la circulaire du 4 mai méconnaissent la réalité de l’exercice de leur métier : la non-prise en compte de la réalité des gestes professionnels qu’ils ont à exercer, l’absence de préconisation d’équipements de protections individuels spécifiques dans certains cas (blouses, etc...). D’autant plus que la priorité est clairement affirmée quant à la reprise des élèves en situation de handicap.

D’autre part, nous soulignons l’ échec de l’objectif annoncé de rouvrir les écoles, pour tenter de faire cesser ou de réduire les inégalités scolaires. En effet, les conséquences de la fracture numérique et du décrochage scolaire provoqués par le confinement ne peuvent pas être résolues par la reprise dans ces conditions . Les enfants les plus fragiles ne sont pas au rendez-vous de la reprise de l’école. Tout au plus avons nous aggravé la situation par un stress inutile et avec des possibles répercutions de santé publique à long terme.

Dans les établissements du secondaire, collèges et lycées, les chefs d’établissement peinent trop souvent à mettre en place le protocole strict qui leur est imposé et parfois même rechignent à cette application stricte. On assiste ainsi à des interprétations discutables du protocole, soit par manque de clarté des injonctions soit par l’envoi d’injonctions contradictoires soit par mauvaise volonté. Trop de professeur-e-s, par exemple, sont invité-e-s à se rendre dans les établissements alors que leur présence n’est pas indispensable. Autre exemple : le port du masque. Il a fait l’objet de préconisations différentes d’une semaine à l’autre, ce qui rend difficile l’application stricte des consignes.

Nous redemandons par conséquent sur l’académie des préconisations claires, harmonisées et cohérentes, afin que les élèves et tous les personnels soient protégés. Nous demandons également que les communications des chefs d’établissement respectent à la lettre le protocole sanitaire et ne contiennent aucune ambiguïté. Il faudra tirer les leçons de cette crise pour préparer une gestion plus explicite et plus cohérente si la situation doit se reproduire ce qui semble fort probable malheureusement. Les directives des IEN et des chefs d’établissement devraient être plus claires et proches du protocole. Malgré nos différentes saisines, beaucoup de disparités ont été pointées sur le département, chaque IEN et chefs d’établissement donnent des consignes différentes plaçant ainsi les personnels dans des situations très anxiogènes alors que la crise sanitaire avait déjà fragilisé la profession de manière conséquente.

Encore vendredi soir, après les annonces ministérielles et sans qu’aucune circulaire ne soit parue, des écoles se réunissaient en conseil des maîtres pour revoir l’organisation de leurs établissements pour le mardi 2 juin. Cela a impliqué de refaire des listes et des mails aux parents durant le week end alors que des organisations avaient été fixées pour la semaine de trois jours du 2 au 5 juin. Dès mardi, certains IEN demandaient aux personnels sur poste fractionnés de reprendre dans les deux écoles. Un autre encore demande à ce que le distanciel soit fait depuis l’école. Il serait temps qu’un cadre réglementaire prenne en considération les différentes alertes du terrain qui suivent chaque nouvelle annonce ministérielle. C’est ainsi que nous protégerons les personnels et les élèves et c’est dans l’intérêt de tous.

D’autre part, qu’en est-il du matériel informatique qui devait être fourni afin de permettre le travail à distance des enseignants ?

Concernant le protocole en cas de suspicion de COVID 19, il y aurait besoin d’éclaircissement car encore une fois les consignes restent floues et cela pourrait entraîner des risques sanitaires graves.

Enfin, la FSU demande à ce que les rendez vous de carrière soient reportées au premier trimestre 2020/2021. En effet, la gestion de la situation actuelle a largement utilisé voire épuisé les ressources des personnels enseignants mais aussi des IEN. Dans l’état anxiogène actuel, il est impossible que ces entretiens puissent être menés sans risquer de nuire à leur objectif principal : une base de réflexion sur les pratiques afin de les améliorer et/ou d’envisager d’autres perspectives professionnelles. On peut y ajouter, que cet entretien risque d’être une source de stress supplémentaire impactant directement les élèves, encore une fois inutilement. Par ailleurs, quel regard peut-on porter à une séance de classe devant une dizaine d’élèves pris dans un protocole sanitaire très restrictif limitant leurs besoins individuels, sans compter la période de confinement et autre drames familiaux qu’ils viennent de subir ?

Concernant le travail du CHSCTD, qu’en est-il des groupes de travail ? Aura t-on un compte rendu des derniers groupe de travail élèves hautement perturbateurs et suivi des saisines ? Il serait nécessaire d’avoir un groupe de travail suivi des saisines avant la fin de l’année car des situations non liées à la crise sanitaire doivent être examinées. Enfin, il nous semble important d’avoir un CHSCTD sur les conditions de reprise à la rentrée.

En vous remerciant de votre attention.

AVIS voté à l’unanimité des membres du CHSCTD

Au vu de la période de crise sanitaire ayant impacté fortement les conditions de travail des personnels, les membres du CHSCT demandent à ce qu’aucun entretien de carrière ne soit imposé à un personnel d’ici le 4 juillet 2020. Les membres du CHSCT demandent qu’ils soient reportés lors du premier trimestre de la prochaine année scolaire comme le prévoit le texte qui est paru récemment

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