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Dès le lundi 11 mai, c’est aux CONSEILS DES MAÎTRES de prendre position et d’alerter la DASEN et le CHSCT sur les dangers graves et imminents là où les écoles rouvrent !

Modèles de lettres d’alerte sanitaire

vendredi 8 mai 2020

La circulaire "relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages" est parue lundi 4 mai.

Lire l’analyse de la circulaire par le site Café Pédagogique

Elle accompagne le protocole sanitaire publié par le ministère publié le 3 mai

Cette circulaire entérine la volonté du ministère d’ouvrir coûte que coûte l’ensemble des écoles de France "le 11 mai", que l’on soit dans un département en "zone rouge" ou en "zone verte" (contrairement aux collèges qui restent fermés en zone rouge même après le 18 mai), malgré tous les risques encourus tant par les élèves (cf. cas de maladie de Kawasaki consécutifs à l’infection au Covid-19) que par leurs familles et par les personnels.

Réaffirmée par le discours d’Edouard Philippe jeudi 7 mai, cette réouverture générale des écoles semble faire le pari de la non-contagiosité des enfants. Cette hypothèse est pourtant écartée par la majorité de la communauté scientifique. Elle est contradictoire avec l’existence même du protocole, extrêmement insistant sur l’importance de la distanciation physique et qui part donc du principe que les enfants sont bien contagieux entre eux et avec les adultes !

Enfin, ce protocole est largement inapplicable en maternelle et potentiellement maltraitant.

Au mépris des appels venant de toutes part, scientifiques, médecins, syndicats enseignants, FCPE, le gouvernement comme à son habitude s’est entêté. Il n’écoute que le MEDEF, qui avait été le premier à applaudir aux annonces d’Emmanuel Macron sur la réouverture des écoles. Ce gouvernement prend dès lors l’entière responsabilité d’un probable rebond de l’épidémie.

Nous réaffirmons notre opposition à cette ouverture du 11 mai « alors que les conditions sanitaires ne sont pas réunies », comme l’ont voté les près de 1000 collègues réunis la semaine dernière en RIS intersyndicale. Force est de constater que le ministère s’est désormais doté d’un texte réglementaire qui programme cette réouverture : à partir du lundi 11 mai, c’est la fin du télétravail "automatique" à l’exception du "volontariat" pour les enfants de soignants.

Il faut donc que l’ensemble des organisations syndicales s’adressent aux municipalités pour qu’elles prennent leurs responsabilités en refusant toute réouverture précipitée. En rejetant la patate chaude sur les communes, le gouvernement leur a permis dans le même temps de gripper le processus. La semaine dernière, 33 communes du Val de Marne se sont exprimées contre une ouverture le 11 mai dans ces conditions. Champigny, Choisy, Ivry… ont repoussé sine-die la rentrée, à l’inverse des communes comme Saint Maur qui veulent imposer une réouverture des classes dès le 12 mai...

Partout, dès le 11 mai, nous devons échanger en conseil des maîtres et prendre position sur le protocole :

  • Comment accepter une reprise à 15 élèves en élémentaire, où l’on nous explique dans le protocole comment caler des tables contre les murs pour faire rentrer 16 personnes dans 50m2 malgré les 4 mètres carré de distanciation ?
  • Comment accepter une reprise à 10 élèves en maternelle, lingettes désinfectantes à la main, en empêchant des enfants de s’approcher à moins d’un mètre les uns des autres et de la maîtresse ? Toute personne ayant mis un jour les pieds dans une classe de maternelle sait très bien que c’est mission impossible !
  • Comment accepter que les enfants d’élémentaire ne portent pas de masque ? L’intersyndicale nationale dès le 17 avril, mais aussi des mairies comme celle de Colmar qui a été très durement confrontée à l’épidémie, appellent elles aussi à ce que les enfants en portent ! Rappelons que les masques prévus dans le protocole pour tous les enseignants ne sont pas des FFP2 mais des masques "grand public", qui ne sont efficaces que si tout le monde, enfants comme adultes, en portent ! En outre, le seul véritable sens pédagogique d’une reprise avant septembre serait justement la préparation de la rentrée prochaine et l’apprentissage des gestes barrières dont le port du masque fait évidemment partie !!! Oui passer une journée avec un masque n’est pas agréable, ni pour les enseignants, ni pour les enfants. Mais nous risquons de devoir, pour un temps, nous y habituer si l’épidémie n’était pas jugulée en septembre. En cela une reprise désordonnée et précipitée, comme c’est le cas actuellement, obère les chances d’une rentrée de septembre dans de bonnes conditions.
  • Les enfants de maternelle ne pouvant pas porter de masque, comment accepter dès lors une reprise sans FFP2 pour les enseignants, seul masque protecteur dans ce cas là ?

Ne croyons pas que la reprise sonnerait le "retour à l’école". Déjà, l’école "sur la base du volontariat" des familles n’est pas l’école républicaine, gratuite, laïque et OBLIGATOIRE. On est donc bien sur le mode de la garderie.

Et plus il y aurait d’élèves dans les classes, plus la pression s’exerçant sur les élèves et les enseignants présents serait insupportable, plaçant les collègues dans une position intenable de garde-chiourme, à l’opposé de notre rôle primordial d’éducateurs bienveillants. Il suffit pour s’en convaincre de lire les détails du quotidien d’une école maternelle suivant strictement les préceptes du "protocole".

En écrivant page 10 du protocole : "avant la réouverture (…) il revient aux collectivités territoriales et aux directeurs d’organiser la reprise dans le respect de la doctrine sanitaire et de vérifier son applicabilité avant l’accueil des élèves", nos collègues directrices-teurs risquent de se retrouver seuls face aux injonctions diverses. Ne les laissons pas isolé-es ! C’est bien dès le 11 mai AUX CONSEILS DES MAITRES de décider de l’applicabilité ou non de ce protocole, de ce que nous exigeons pour une éventuelle réouverture !

Le SNUipp-FSU 94 a réalisé deux modèles de lettres d’ALERTE pour accompagner le document du Registre de Danger Grave et Imminent (RDGI)

LETTRE D’ALERTE SANITAIRE maternelles

opendocument text - 254.1 ko

LETTRE D’ALERTE SANITAIRE élémentaires

opendocument text - 253.6 ko

Fiche DGI (danger grave et imminent)

PDF - 146.1 ko

Ces documents, à compléter par l’ensemble du conseil des maîtres (ou à défaut une partie de celui-ci, voire individuellement même si une prise de position collective aura évidemment beaucoup plus de poids) sont à adresser à la DSDEN, à l’IEN de circonscription ainsi qu’au départemental secrétaire du CHSCT (les adresses mél sont dans la fiche DGI).

Une telle alerte constitue un préalable à un éventuel droit de retrait (qui reste de l’appréciation de chacun) si l’IEN et/ou les mairies confirmaient l’ouverture en passant outre l’avis du conseil des maîtres.

Dans le cadre de la préparation des conseils d’écoles exceptionnels, les représentants des parents d’élèves doivent aussi être informés par un message factuel concernant les difficultés rencontrées par l’équipe concernant l’applicabilité du protocole, ainsi que les demandes de la part du conseil des maîtres (nombre maximum d’élèves par classe pour pouvoir appliquer la distanciation physique, port du masque en élémentaire, FFP2 en maternelle…).

Mettez aussi le SNUipp-FSU 94 en copie de l’ensemble de vos communication snu94@snuipp.fr

Concernant la reprise des élèves en situation de handicap, encore une fois le Ministère affiche le décalage entre ses annonces d’un "retour prioritaire" et la publication hier jeudi 7 mai, veille de long week-end, d’une fiche relative à la "réouverture - retour des élèves en situation de handicap" ! Le lien vers cette fiche sur le site officiel, alors inactif jusqu’au mardi 5 mai au matin, avait disparu de la page ce même jour à 14 heures. C’est dire combien les équipes enseignantes et AESH étaient accompagnées pour "préparer" le retour de ces élèves et pouvoir communiquer avec les familles, elles aussi méprisées. Nous invitons les équipes pédagogiques à prendre en compte cette fiche et l’outil de lecture que nous proposerons, en concertation avec les AESH.
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