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Suite à l’intervention du SNUipp 94, les collègues ayant eu plus de 4 jours de retenue pour grève ce mois-ci seront remboursés !

Jusqu’à 12 jours de retenues pour grève en pleine crise sanitaire !

lundi 30 mars 2020

DERNIERE MINUTE

Les collègues ayant eu plus de 4 jours de retenues
pour grève ce mois-ci seront remboursés !

Suite à l’intervention du SNUipp-FSU 94 auprès de la DASEN (voir notre article ci-dessous), celle-ci nous a informé qu’elle décidait, comme elle s’y était initialement engagée en CAPD et au CHSCT, de revenir sur les retenues sur salaire pour grève au-delà de 4 jours sur la paie du mois de mars.

Les collègues ayant été prélevés de plus de 4 jours de grève seront remboursés de ceux-là s’ils en font la demande auprès du Secrétaire général ce.94sg@ac-creteil.fr

Si vous êtes dans ce cas, signalez-vous auprès du SNUipp-FSU 94 snu94@snuipp.fr

En outre, les prélèvements des jours de grève sont suspendus pendant la durée du confinement.

Après avoir annoncé en audience puis en CAPD le 6 février 2020 que « pas plus de 4 jours par mois ne seraient retirés pour les jours de grève », après avoir eu confirmation au CHSCTD du 26 mars « qu’aucun jour de grève ne seraient retiré en mars et en avril », les personnels ont eu la mauvaise surprise de constater qu’il n’en était rien : un grand nombre de collègues ont vu leur paye amputée jusqu’à 12 jours de grève pour certain.es ! Soit tout le contraire des engagements de la Directrice académique et du Secrétaire Général dans des réunions d’instances officielles !!!

Cela pose la question de la crédibilité des informations données en instances.

Comment croire désormais les informations données par nos supérieurs hiérarchiques en instance ? Sans parler du respect des barème ou de l’équité de traitement des dossiers ? Comment peut on croire désormais à l’explication de la DASEN, qui pointait le manque d’effectifs dans les services comme la raison du retard dans le versement des primes et indemnités (plus de 6 mois de retard et certaines primes n’ont toujours pas été versées !) ?

Encore un signal désastreux envoyé à la profession !

Et sur le fond, quel manque d’humanité que de prélever les collègues jusqu’à 12 jours le même mois, alors que ceux-ci sont actuellement mobilisés au quotidien pour leurs élèves dans des conditions exceptionnelles, prenant toute leur place dans la solidarité collective, auprès des enfants de soignants sans masques protecteurs... En plus des difficultés d’approvisionnement et pour certain.es de santé, on nous rajoute les soucis de fin de mois ? Quelle honte en vérité ! Quelle peut-être la cause de tels actes ? Volonté de répression ? Aveuglement bureaucratique ?

Tout cela est d’autant plus inacceptable que la réforme des retraites est actuellement SUSPENDUE ! Si le gouvernement était sûr de son soutien dans la population, il aurait pu faire adopter sa réforme. Mais il n’en est rien ! Juste avant la crise sanitaire, c’était plus de 60% des Français qui exigeaient le retrait de la réforme des retraites ! Celle-ci, suspendue par Macron lui-même, est plus que jamais illégitime ! Ce ne sont pas plusieurs jours de retraits de salaire qui devraient s’appliquer, mais les jours de grève de l’ensemble des grévistes qui devraient être payés !

Ce genre de décision et de pratique va de pair avec le mépris des membres du gouvernement pour les travailleur.se.s, ainsi qu’avec les propos soit disant « maladroits » de la porte parole du gouvernement Sibeth N’Diaye sur les enseignants « qui ne travaillent pas » pendant le confinement !

Tout cela va aussi de pair avec un président félicite et « honore » le personnel soignant, en tentant de faire oublier qu’ils et elles sont en grève depuis plus d’un an pour dénoncer le manque de moyens.

Celles et ceux que nous applaudissons tous les soirs à 20h et qui se sont fait gazer, poursuivre et matraquer par la police dans leurs manifestations. Celles et ceux qui vont jusqu’à risquer leur vie aujourd’hui pour en sauver d’autres, manquant cruellement de lits et de respirateurs, parfois même de masques adaptés et de matériel médical, qui s’épuisent dans des conditions de travail désastreuses à cause de l’impéritie de ce gouvernement.

Le SNUipp-FSU 94 s’adressera à la DASEN et à tous les échelons de la chaîne hiérarchique afin d’avoir des explications claires quant au non-respect de ses engagements et demandera ce qu’envisage la DASEN pour réparer cet état de fait.

Oui, il y aura bien « un avant et un après la crise »...

Le SNUipp-FSU 94 appelle tous les collègues à se souvenir de tout cela au moment où nous pourrons reprendre des vies normales, à participer aux luttes contre la casse du Service public, pour plus de justice sociale et de partage des richesse. Pour un autre système que celui du libéralisme sans horizon, qui démontre actuellement à l’humanité entière ses conséquences désastreuses.

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