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Agir sur nos conditions de travail, sur notre santé au travail : un enjeu majeur !

samedi 13 septembre 2014

La quasi absence de prévention, (pour ne parler que des problèmes d’hygiène) outre les souffrances et les difficultés à enseigner qu’elle génère coûterait 14 milliards d’euros à la sécu !

Ne serait il pas plus rentable et plus humain d’investir dans des emplois de services publics propres à assurer cette prévention, plutôt que de plier devant les diktats de banques qui étranglent l’économie avec des intérêts de dette usuriers ?

  • Bilan 2012/2013 de la médecine de prévention présenté au CHSCTD du 21 janvier 2014.

Le médecin de prévention indique que le travail de la médecine de prévention s’accroit sans cesse et le service souffre d’un manque d’effectif pour aller au bout de ses missions. (1 Equivalent Temps Plein pour 6000 PE dans le Val de Marne là où il en faudrait 3 au minimum !)

La FSU réclame toujours plus de médecins de prévention, des infirmières et des secrétaires médicales.

Si l’administration a refusé à plusieurs reprises la mise en place de la visite annuelle de prévention de tous les personnels comme cela se fait dans le privé et comme l’exige la loi, c’est surtout parce qu’elle n’en a pas les moyens.

Il est pourtant évident que la prévention des risques (physiques et psychosociaux ) devrait passer par une visite obligatoire, sur le temps de travail, au moins tous les 5 ans et tous les ans pour les personnels à risques (handicapés, retour de CLM et d’AT, femmes enceintes, postes adaptés).

Aujourd’hui les collègues concernés par les visites (notamment la visite des 50 ans) sont convoqués en dehors du temps de travail, quand ils sont convoqués car bon nombre de collègues n’ont jamais rien reçu.

Cela dit, le médecin de prévention reconnait qu’il ne pourrait pas recevoir tout le personnel concerné.

Pour l’année 2012/2013 6,73% de l’effectif total des personnels du département ont eu recours à la médecine de prévention (1185 enseignants) : une augmentation sensible au fil des années !

Les pathologies les plus fréquentes sont les pathologies « mentales ».

A travers ces pathologies, on retrouve celles liées à la souffrance au travail. Une attention particulière est portée de plus en plus sur les RPS (risques psychosociaux).

Les pathologies rhumatologiques et orthopédiques viennent en deuxième .On peut s’attendre à ce qu’elles augmentent avec le recul de l’âge de départ à la retraite et la féminisation de la profession (problèmes de polyarthrite notamment plus fréquents chez les femmes).

Il existe aussi des demandes spontanées de consultation .Les plus fréquentes concernent les problèmes de « santé-travail » : inéquation des exigences du poste avec les capacités physiques ou mentales des personnes, problèmes environnementaux, relationnels, organisationnels.

Le SNUipp conseille aux collègues qui ont un problème de santé en relation avec leur travail de demander une visite médicale professionnelle, de manière à pouvoir établir un diagnostic sur les causes.

Les syndicats demandent un suivi chiffré pour améliorer la prise en compte des préconisations.

  • Accueil des élèves à trouble du comportement : situation tendue
    Le SNUipp-FSU constate que les problèmes liés à la gestion des élèves à trouble du comportement se multiplient. Ils doivent être pris très aux sérieux par l’administration.

Trop souvent encore, les collègues se sentent démunis et peu soutenus par leur hiérarchie.

 « On a le sentiment d’être culpabilisés alors qu’on a besoin d’être soutenus » nous dit une enseignante.

« Et puis trop souvent on a l’impression que l’administration prend le parti des parents sans même nous avoir entendus ».

Ces situations sont sources d’épuisement et parfois de conflits. C’est l’enseignant qui est en première ligne face à des élèves qu’ils n’arrivent plus à gérer, face à des familles parfois dans le déni, parfois eux-mêmes dans une grande souffrance.

Il s’ensuit dans bien des cas un sentiment d’impuissance et de découragement qui peut conduire à un arrêt maladie lié directement aux conditions de travail.

Régulièrement le sujet revient à l’ordre du jour des CHSCTD et la nouvelle Inspectrice d’Académie reconnait que la situation est préoccupante.

Au dernier CHSCTD, la cellule de prévention de la déscolarisation et de la violence a pu, à la demande du SNUipp, présenter le cadre de son activité.

Même si cette instance intervient surtout auprès des élèves, à la demande des IEN les psychologues de cette cellule peuvent intervenir dans les écoles lorsqu’une équipe est confrontée à un événement violent ou lorsqu’elle doit gérer un élève perturbateur. Il s’agit d’une mission d’écoute qui respecte la confidentialité. La cellule reste à la disposition des enseignants qui souhaiteraient avoir un entretien individuel.

  • Les consignes du SNUipp-FSU
  • Ne pas rester seul face aux problèmes car c’est le problème d’une école et pas d’une seule classe.
  • Passer par le conseil des maîtres et travailler en équipe à trouver des solutions même provisoires
  • Contacter les élus SNUipp-FSU
  • Alerter les membres du CHSCT (Comité Hygiène et Sécurité Condition de Travail)
  • Renseigner le registre de santé et sécurité*.
  • Les consignes données par l’administration :
    Rappel des chiffres : 4 enseignants régulateurs sur le département pour 140000 élèves environ.
    1 médecin scolaire pour 10000 élèves (1er et 2d degré).

« Dans le premier degré, un élève dont le comportement interroge est un élève pour lequel le rappel à la règle n’est pas entendu comme il l’est pour les autres élèves. C’est une difficulté pour le professeur mais aussi pour l’ensemble de l’équipe éducative.

L’administration rappelle les réunions de l’équipe éducative.

(cf : compte rendu du 17/05/2013 sur le site du SNUipp94, celui de l’IA n’étant pas à jour)

La DSDEN 94 a mis en ligne récemment un « protocole de gestion de crise » dans la rubrique « vie des écoles et des établissements ».

Outre qu’il n’y a pas de fiche spécifique sur les gestions d’élèves à trouble du comportement, l’administration oublie de renseigner sur :

  • les procédures de déclaration d’accident de travail
  • le rôle du CHSCTD en cas de problème grave dans une école mettant en cause les conditions de travail des personnels.

Dans la mise en œuvre de l’accord cadre relatif à la prévention des risque psychosociaux dans la fonction publique signé le 22 octobre 2013 (sauf FO et le SE-UNSA) il est bien précisé la possibilité d’alerter les membres du CHSCT.

  • En cas de difficulté, comment agir  ?
    « Tout agent confronté à une situation difficile ou ayant connaissance d’une telle situation peut solliciter son chef de service, manager de proximité, chef d’établissement ou autorité territoriale, le médecin de prévention ou le médecin du travail, un membre de l’équipe pluridisciplinaire de santé au travail

lorsqu’elle existe, l’assistant de prévention du service, un membre représentant du personnel au CHSCT ou encore le conseiller en prévention. Il peut aussi noter des observations dans le registre Santé et Sécurité au Travail ou bien faire remonter des remarques dans le cadre du DUER. »

(www.fonction-publique.gouv.fr : la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique)

* registre santé et sécurité au travail (article 3-2 du décret 82-453)

« Le registre est tenu à disposition de l’ensemble des agents et le cas échéant des usagers. Il peut être communiqué au CHSCT.

Le registre qui se présente sous la forme d’un cahier dont les pages sont reliées, contient les observations et les suggestions des agents relatives à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail. »

(Circulaire de la fonction publique du 9 aout 2011)

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