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Annonces d’Edouard Philippe : nous ne battons pas en retraite !

Tou-te-s en grève le mardi 17 décembre !

jeudi 12 décembre 2019

Annonces d’Edouard Philippe : nous ne battons pas en retraite !

Les premières annonces d’Edouard Philippe, après celles de JM Blanquer, sont loin, très loin de satisfaire les enseignants !

Revalorisations salariales ? NON : poudre aux yeux !!!

Quel enseignant croit encore Jean-Michel Blanquer ? Depuis son arrivée au Ministère et son fameux “je ne ferai pas une Loi de plus”... jusqu’au vote de la Loi Blanquer au printemps 2019, l’ancienne “star” du gouvernement a pris du plomb dans l’aile chez les enseignants. De mensonge en mensonge, notamment sur la prétendue augmentation de 300€ (annuelle hein, il ne faut pas s’emballer quand même !!!) qui n’était que la mise en œuvre des revalorisation prévues dans le cadre de PPCR et bloqué par le gouvernement Philippe dès sa prise de fonction, jusqu’à la rupture du pacte républicain quand il a choisi de s’asseoir sur le principe d’égalité lors de l’épisode de la grève du baccalauréat 2019, Jean-Michel Blanquer n’a montré que mépris pour le service public d’Education et ceux qui le servent.

Comment dans ces conditions le croire lorsqu’il dit garantir « le maintien des niveaux de pensions de retraites »... en mettant 400 millions sur la table alors qu’Emmanuel Macron lui-même a avancé le chiffre de 10 milliards ???

Bien loin de la "confiance", il tente de mettre en place des primes “au mérite” ! Manière de diviser les personnels par le “new management public”, que les enseignants français repoussent depuis… Luc Châtel, dont Jean-Michel Blanquer était le bras droit (numéro 2 du Ministère en qualité de directeur de la DEGESCO).

En effet, en reprenant les petites déclarations de sa part ainsi que celles d’autres membres du gouvernement, on voit bien ce qui se dessine : faire travailler davantage et/ou “valoriser” des missions. Et cela au mépris des données collectées par le Ministère lui-même et confirmées par toutes les enquêtes : les enseignants du primaire français ont un temps de travail de 44 heures par semaine et jusqu’à 52 heures pour ceux qui débutent dans le métier !!!

Ce que les enseignants attendent, c’est une revalorisation qui rattrape la perte de pouvoir d’achat des 20 dernières années : des études l’évaluent entre 20% et 40% depuis le début des années 80, à cette époque un enseignant touchait deux fois le smic en début de carrière… aujourd’hui ce n’est que 1,3 fois le smic !

L’arnaque du “maintien de la valeur du point”

Edouard Philippe l’affirme : la valeur du point ne baissera pas pour ceux qui touchent déjà une pension… donc cette valeur "de service" pourra baisser pour les autres !!! L’objectif affiché du rapport Delevoye est bien de maintenir la part du PIB consacré aux pensions à 14% maximum, en jouant notamment sur la valeur du point.

Recul de la mise en oeuvre de la réforme : pour acheter qui ?

Le gouvernement annonce désormais une mise en œuvre de la réforme à partir de la génération 1975. Puisqu’il refuse de faire une vraie revalorisation salariale pour TOUS… il essaye ainsi de diviser les salariés.

Il oublie d’une part que les enseignants sont attachés aux valeurs cardinales de la République : Liberté - Egalité - Fraternité et que toute proposition qui permettrait l’individualisation des carrières et l’inégalité de traitement entre eux serait massivement rejetée.

D’autre part, en tant qu’éducateurs, nous ne pourrions accepter des mesures qui impliqueraient que nos élèves entrent sur le marché du travail… avec comme perspective soit de mourir au travail soit de vivre pauvre avec leurs pensions !

Révélations sur JP Delevoye et proximité entre Macron et le fonds de pension BlackRock : les indécences du gouvernement !

En début de semaine, on apprend que Jean-Paul Delevoye est lié très étroitement aux assureurs… alors qu’il travaille depuis 2 ans pour le gouvernement à la casse de l’assurance vieillesse !

Puis Mediapart révèle que BlackRock, premier gestionnaire d’actifs au monde, “souffle ses conseils pour la capitalisation aux oreilles du pouvoir”... Ce qui n’empêche pas Edouard Philippe lors de son allocution de faire référence à un pacte “fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la Résistance a imaginé et mis en oeuvre après guerre pour construire le système de retraite actuel” en évoquant le maintien des “valeurs fondatrices”... Mais de qui se moque-t-on ?

Rappel : la valeur fondatrice de la sécurité sociale c’est la SOLIDARITE. Chacun donne selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Le principe de notre système de retraite actuel c’est LA REPARTITION. Tous les ans, le total des cotisations versées par les actifs et leurs employeurs est réparti entre les retraités. Le système à point est à l’opposé de ce principe puisqu’il acte l’individualisation des cotisations et des pensions.

Macron-Philippe-Delevoye
votre retraite par points on en veut pas !

TOU-TE-S EN GREVE Mardi 17 décembre
Pour le retrait de la réforme Macron-Delevoye

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