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Déclaration au CTSD du 6 Septembre 2013

dimanche 8 septembre 2013

La politique de suppressions massives de postes toutes les années précédentes a considérablement mis à mal les écoles, en particulier dans notre département où des écoles situées dans des secteurs difficiles ont cumulé toutes les mesures : sureffectifs, suppression de RASED, voir de moyen supplémentaire, retard de la scolarisation en maternelle.........

Avec la dotation positive de 120 postes pour notre département, il est mis à terme à la saignée mais le nombre d’élèves augmentant encore cette année, ce n’est qu’avec une politique de dotation positive conséquente sur plusieurs années que les effets pourront être réellement mesurés dans les écoles.

Cette rentrée confirme nos craintes sur un certain nombre de points :

· Dans certains secteurs, notamment suite à la livraison de nouveaux logements, les effectifs explosent dans les écoles, y compris dans les secteurs difficiles. Malgré le travail des équipes qui cherchent à adapter la structure la moins pénalisante, les classes se trouvent souvent surchargées et particulièrement lorsqu’il faut créer des classes à double niveau. Cette surcharge ne permettra pas toujours d’accueillir les nouveaux élèves qui se présenteront.

Il devient très courant pour les équipes de travailler sur 2 projets de structures et s’il est positif que le CTSD se tienne dès la première semaine de la rentrée, il est très difficile pour les équipes d’être en situation d’attente durant cette première semaine. Cette gestion à flux tendus ne profite ni aux élèves qui doivent parfois changer de classe après la rentrée, ni aux enseignants qui doivent improviser, une fois les mesures définitives connues, ni aux équipes qui doivent souvent défaire leur travail et recommencer.

Le SNUipp demande que les mesures d’ouverture soient prises dès que les effectifs le justifient.

· Le SNUipp-FSU souhaite que soit établi un premier bilan concernant les postes profilés créés à cette rentrée : accueil des moins de 3 ans ou PDMQDC. Sont-ils tous pourvus réellement ? Si ce n’est le cas, pourquoi ne figurent-ils pas dans l’appel d’offre envoyé aux écoles cette semaine ? Seront-ils réellement pourvus ?

Le SNUipp-FSU rappelle son opposition au profilage de ces postes et demande à l’administration de pourvoir au plus vite ses postes. Il souhaite à terme que chaque école puisse bénéficier d’un enseignant supplémentaire pour permettre de développer le travail en petits groupes.

· Pour les élèves en difficulté scolaire, les dégradations se poursuivent puisque les postes de RASED continuent à disparaître, suite aux suppressions et au refus de pourvoir les postes restés vacants par des volontaires non spécialisés. De moins en moins d’élèves peuvent bénéficier d’une aide tandis que les besoins ne cessent de croître. Qui pourra aider les équipes à repérer, analyser et traiter les grandes difficultés scolaires ?

Veut-on réellement s’attaquer à la difficulté scolaire et donner une véritable chance de réussite à tous les élèves, quelle que soit leur origine ?

Le SNUipp demande que les postes E restés vacants soient pourvus par des volontaires non spécialistes à défaut de personnels spécialisés. Il demande également une augmentation significative des départs en formation spécialisée pour couvrir les besoins actuels.

· L’émiettement des Classes d’Initiation et Unités Pédagogiques pour élèves allophones arrivants et leur mobilité ont également dégradé les conditions d’accueil des élèves allophones arrivants ;

Le SNUipp-FSU revendique l’ouverture d’une nouvelle classe lorsque ces classes n’ont plus de place pour accueillir les nouveaux arrivants. Il demande également qu’un bilan soit effectué en ce qui concerne les conditions de travail des collègues qui travaillent sur une UPEAA mobile : lieux d’exercice, déplacements, matériel, concertation avec les équipes………

Enfin, de nombreuses écoles fonctionneront avec des débutants n’ayant jamais enseigné et n’ayant pas eu de véritable formation préalable. Pire le statut de contractuels pour nombre d’entre eux, ne leur garantit aucune certitude sur l’avenir, même si le faible nombre de candidats au Concours augmente leur chance d’être reçus au Concours.

Pour les titulaires, la formation continue ne s’est résumée l’an passé qu’aux animations pédagogiques qui ne correspondent pas toujours aux véritables besoins des personnels.

Enseigner est un métier qui s’apprend ;le SNUipp-FSU revendique une véritable formation professionnelle avant l’entrée dans le métier et tout au long de la carrière, ce qui nécessite d’autres moyens.

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