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Compte-rendu du CTSD de rentrée du 6 septembre 2018

mardi 11 septembre 2018

Compte-rendu du CTSD de rentrée du 6 septembre 2018

Le CTSD « carte scolaire », dit d’ajustement de rentrée, s’est tenu ce jeudi 6 septembre 2018. Il s’agissait pour l’administration de statuer sur les mesures laissées en suspens lors du CDEN du 15 juin dernier. C’était aussi l’occasion d’envisager de nouvelles situations, présentées soit par l’administration, soit par les élus du personnel.

La veille au soir du CTSD de rentrée, les élus ont reçu le document préparatoire comprenant 21 ouvertures fermes, 6 annulations d’ouverture conditionnelle (après comptage de rentrée), 11 fermetures fermes et 7 annulations de fermeture conditionnelle.

Voir l’ensemble des mesures

PDF - 64.1 ko

Après la séance, après que nous ayons défendu les dossiers pour lesquels les demandes n’avaient pas été prises en compte dans le document préparatoire, 8 autres ouvertures fermes ont été prononcées.

De manière générale, on peut noter que la DASEN, comme elle s’y était engagée, a ouvert lorsque les moyennes d’école dépassaient les repères départementaux : par exemple Fosse Rouge à Sucy-en-Brie ou Eugénie Cotton à Ivry.

Mais les écoles qui présentaient une moyenne très légèrement inférieure aux repères départementaux n’ont pas obtenu d’ouvertures :

  • mater Montaleau à Sucy : 29,75 de moyenne
  • mater Victor Hugo à Choisy : 29,62 de moyenne
  • mater Dolet à Alfortville : 29,66 de moyenne
  • mater Barbara à Fresnes : 29,3 de moyenne
  • mater les Blancs Bouleaux à Fresnes : 29,4 de moyenne
  • mater Albert Thomas à Champigny (REP) : 24,75 de moyenne la fermeture entraînant également le passage d’une décharge de direction complète à une demi-décharge
  • élem Joliot-Curie à Choisy : 26,38 de moyenne

De même, le regard “bienveillant” promis lors de la refonte de la carte de l’Education prioritaire il y a 3 ans est loin d’avoir été maintenu partout. Par exemple, la maternelle Benoit Malon du Kremlin-Bicêtre qui scolarise les enfants de deux quartiers QPV enregistre une moyenne de 28,75… bien loin de la moyenne correspondant au classement en éducation prioritaire.

Seuils départementaux :
  • REP mater : 25
  • REP élem : 23,5
  • Zone banale mater : 30
  • Zone banale élem : 27

C’est bien ces repères qu’il faut aujourd’hui interroger : permettent-ils à tous nos élèves d’atteindre les objectifs de l’école primaire ? Comment influencent-ils nos pratiques pédagogiques et les choix opérés dans nos classes (organisation spatiale, supports, etc.) ?

CLIQUEZ pour lire le dossier
du SNUipp-FSU ==>

Pour les "CP dédoublés", si plusieurs ont été ouverts en cette rentrée (Thorez A à Champigny, Nelson Mandela à Choisy, Jules Verne à Vitry), on peut constater que cela s’est fait lorsque les groupes étaient au-delà de 15. Ainsi, sur Paul Bert B à Chevilly ou Jean Moulin à Vitry, les groupes de 15 ne semblent pas poser problème…

Or, si effectivement un effectif à 15 reste bas en comparaison de ce que l’on peut observer sur les autres niveaux ou en zone banale, qu’en est-il lorsque les locaux ne permettent pas d’attribuer une salle à chaque groupe ? Se partager une salle à deux groupes de 15 et deux enseignants, donc 30 élèves plus deux adultes… pas sûr que cela permette la mise en place des préconisations d’organisations spatiales pour ces classes, ni un climat propice aux apprentissages. L’an prochain le problème risque de se poser de manière accrue avec le dédoublement des CE1 en REP : on ne pourra pas pousser les murs et peu d’écoles pourront absorber ces créations dans des salles spécifiques après avoir tant bien que mal réussi à le faire pour les CP cette année.

Les évaluations nationales en question

En réponse aux interrogations des élu-es du SNUipp sur les finalités des évaluations nationales CP-CE1 imposées, la DASEN s’est engagée à ce que ces évaluations ne servent pas à mettre en concurrence les écoles mais à donner des éléments objectifs aux enseignants pour programmer et adapter leurs enseignements.

En ce sens, elle a demandé aux IEN et leurs équipes de circonscription d’être très présents dans l’accompagnement des équipes pédagogiques pour aider à la réflexion sur l’analyse des résultats et la mise en place de remédiation, en insistant sur le fait que cela doit se faire à partir des pratiques de chaque enseignant et non sur le mode de l’injonction.

Si le SNUipp-FSU apprécie positivement les engagements de la DASEN au sujet des évaluations, nous appelons les collègues à rester très vigilants quant à l’utilisation des résultats et au respect des choix pédagogiques de chacun car du côté du Ministère, on est loin de miser sur la confiance du professionnalisme des enseignants et leur capacité d’expertise et de conception comme en témoigne le “petit livre orange” et les vidéos disponibles sur Eduscol.

Par ailleurs, c’est bien sur les résultats à ces évaluations que le Ministre souhaite s’appuyer pour distribuer la part variable de la prime de REP+ !

Plusieurs articles sur le sujet :

http://www.cafepedagogique.net/lexp...

https://www.snuipp.fr/actualites/po...

https://www.snuipp.fr/actualites/po...

Inclusion scolaire

La DASEN est revenue sur l’objectif du Ministère d’arriver à "une école pleinement inclusive" à l’horizon 2022. Des pôles inclusifs d’accompagnement localisés vont être expérimentés dans toutes les Académies en cette rentrée 2018. Ils ont comme objectifs d’améliorer l’accompagnement des élèves en situation de handicap dans un projet collectif : lire ici le dossier de presse du ministère "Ensemble pour l’école inclusive".

La DASEN annonce une dotation supplémentaire de 188 AESH sur le département pour couvrir le total des horaires préconisés par la MDPH pour les élèves concernés, ainsi que l’affectation d’un 2e IEN ASH pour gérer la circonscription spécialisée.

Pour le SNUipp-FSU, si les objectifs sont louables, leur mise en oeuvre pose problème :
  • au moment où les CMP, CMPP et autres structures médico-sociales sont mises à mal par les choix budgétaires opérés en matière de santé publique ;
  • au moment où l’augmentation des postes d’AESH ne permet pas de compenser la baisse drastique des emplois aidés et de permettre à chaque élève possédant une notification MDPH de bénéficier de ses droits en accompagnement
  • où les directions d’école voient leur décharges baisser en zone banale et les ULIS sorties du décompte des décharges de direction, alors que les tâches demandées sont toujours plus importantes : comment assurer la tenue des réunions d’ESS lorsqu’il faut aussi faire la classe ?

L’augmentation générale du nombre de jeunes scolarisés en situation de handicap tient à la fois à un périmètre plus large de la notion de handicap, une meilleure reconnaissance des troubles (troubles spécifiques aux apprentissages, troubles psychiques, troubles envahissants du développement…), mais aussi à un glissement des cas les plus lourds (qui auparavant n’étaient simplement pas pris en charge) vers les institutions qui voient pourtant leur nombre de places stagner : conséquence, des enfants qui auparavant auraient pu aller en IME se retrouvent aujourd’hui, faute de places, en ULIS-école.

De plus, pour déposer un dossier auprès de la MDPH, l’élève doit être suivi en centre de soins ; or la saturation des CMP et CMPP ne permet même plus de placer l’enfant en liste d’attente dans certaines communes !

Dans de trop nombreux cas, la scolarisation des élèves en situation de handicap repose essentiellement sur l’enseignant de la classe et se heurte au manque criant de moyens et de formation.

Les dispositifs et structures existants (ULIS, ESMS, SESSAD) doivent être renforcés : de trop nombreux élèves ne peuvent aujourd’hui y être accueillis, faute de place, et la seule alternative reste alors l’école ordinaire qui ne dispose pas toujours des équipements et ressources pour les scolariser dans de bonnes conditions.

Des postes de CASEH (Conseiller d’aide à la scolarisation des élèves en situation de handicap) doivent être créés pour accompagner les enseignants au moment de la prise en charge des élèves. Il est également nécessaire de développer un maillage territorial de ces postes d’enseignants spécialisés « itinérants » pour intervenir dans les classes, apporter aides et conseils aux enseignants scolarisant des élèves en situation de handicap en milieu ordinaire.

Pour le SNUipp-FSU, réussir cette scolarisation implique une transformation profonde de l’école mais également une analyse fine des besoins des élèves et des moyens nécessaires. Cela passe notamment par la réduction des effectifs dans les classes, et l’amélioration de l’articulation entre milieu ordinaire et milieu spécialisé. Un temps de concertation au sein des équipes est indispensable. Cela nécessite une formation initiale et continue de qualité afin de mieux accompagner ces changements.

Maternelle et handicap

Pour la famille, la prise de conscience du handicap et de la nécessité d’une prise en charge spécifique se fait souvent dans les premières années de maternelle. Au-delà de la constitution du dossier, cela nécessite aussi de prendre du temps avec les parents, l’enseignant et les différents partenaires. L’essentiel étant de répondre au plus près des besoins de l’élève au fur et à mesure de son évolution. La quasi-totalité des élèves concernés au regard des critères des MDPH sont scolarisés en milieu ordinaire à l’école maternelle.

Une partie des enfants en situation de handicap ne sont pas scolarisés actuellement en maternelle mais le seront à la rentrée 2019, lorsque celle-ci deviendra obligatoire. Le taux de scolarisation des élèves en situation de handicap diminue au cours de la scolarité du fait de l’orientation vers des structures spécialisées.

On peut toutefois remarquer que des enfants en attente de places dans un établissement spécialisé, se trouvent très souvent maintenus en grande section.

Disparition des ZIL
et situation du remplacement dans le département

Nous avons interpelé la DASEN sur la mise en place chaotique de la nouvelle organisation du remplacement suite à la disparition de la gestion des ZIL par les circonscriptions.

Le SNUipp a été saisi par de nombreux collègues évoquant différents problèmes :
  • remplacements non-assurés alors que des BD attendaient leurs affectations dans la même école de rattachement,
  • écoles ne sachant pas si les collègues absents seraient remplacés,
  • BD ne sachant pas qui était leur interlocuteur,
  • manque de communication généralisé…

La DASEN a répondu qu’il était trop tôt pour tirer un bilan de la nouvelle organisation.

S’il est évident que certains problèmes sont sans doute à mettre sur le compte de la nouveauté et seront peut-être résorbés par la suite, il est difficile d’imaginer qu’éloigner la gestion des remplaçants du terrain constitue une bonne idée. Comment gérer certaines urgences de la vie des écoles étant donné la rigidité du schéma de communication (courriel comme instrument de communication privilégié par exemple) ?

Le fait que le remplacement soit géré à Créteil à partir d’un logiciel n’est pas pour rassurer, alors que la connaissance du terrain des secrétaires de circonscription, des directeurs et des ZILs permettait souvent (dans la mesure où des remplaçants étaient disponibles) de résoudre efficacement certaines situations grâce à une communication beaucoup plus fluide.

Pour le SNUipp, il s’agit là d’un bricolage technocratique afin d’éviter d’avoir à créer des postes de remplaçants à hauteur des besoins ! Prochaine étape, une gestion totalement centralisée au ministère et gérée par une intelligence artificielle ?
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