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CAPD du 4 mai : la déclaration du SNUipp94

mercredi 9 mai 2012

A la veille du 2° tour des élections présidentielles, cette CAPD traite un certain nombre de points qui montrent avec quel mépris la profession a pu être traitée durant ces 5 dernières années ;

Le mouvement 2012 : suite à la parution de la circulaire nationale mobilité qui n’a donné lieu à aucune concertation avec les élus du personnel, les collègues se sont vus restreints dans leurs choix. La création de postes fractionnés à titre définitif oblige l’administration à réajuster lors de la phase d’ajustement. Où est l’amélioration ?

Pas pour les collègues, dont l’élargissement des vœux se fait à l’aveuglette puisqu’ils n’ont plus aucun moyen d’exprimer des vœux complémentaires pour la phase d’ajustement.

Si l’on ajoute les très mauvais scores obtenus aux permutations, on constate que la mobilité de la profession se réduit chaque année davantage. La raison en est simple : outre la disparition du calibrage effectuée par le Ministère, les suppressions de postes massives bloquent toutes les possibilités.

Ces suppressions de postes dont 14 000 sont encore programmées pour cette rentrée, aggravent les conditions de travail des personnels qui doivent faire face à des situations de plus en plus difficiles, en ayant de moins en moins de ressources : aides aux élèves en difficulté (RASED, moyens supplémentaires…..), formation initiale et continue supprimée…

A ce contexte difficile, se rajoute l’embauche d’enseignants contractuels pour pallier le manque d’enseignants : salaire horaire uniquement sur le temps de présence face aux élèves, sans aucune formation et précaires.

Enseigner dans les écoles représente chaque jour un véritable défi lorsque les nouvelles dégradations ne cessent de s’accumuler, parfois dans des secteurs déjà très défavorisés.

Il est demandé beaucoup aux personnels mais les moyens qui leur sont consacrés ne cessent de diminuer, y compris avec l’allongement de la carrière, suite à la dernière réforme des retraites.

L’école devient un lieu de souffrance tant pour les enseignants que pour les élèves ; les conflits se multiplient, les collègues sont de plus en plus exposés à des situations imprévisibles et délicates, qui les éloignent souvent de leurs missions.

Pas étonnant que certains collègues se fragilisent. On peut alors parler de souffrance au travail, suite aux conditions dans lesquels ils doivent travailler.

Faute de véritable médecine du travail, les situations s’aggravent et ne se révèlent que tardivement.

Face aux multiples difficultés rencontrées par les collègues, l’administration dispose d’une panoplie de solutions de plus en plus réduite.


Pour les postes adaptés,
l’enveloppe budgétaire est toujours la même 59 postes pour l’académie alors que les besoins ne cessent d’augmenter.

Tous les dispositifs (postes aménagés, bilans de compétences professionnelles, reclassement, congés de formation professionnelle …) restent très limités.

Dans un contexte où tous les droits sont remis en cause y compris ceux qui concernent la maladie, des collègues se trouvent parfois en fin de droit sans avoir trouvé de perspective à leur problème initial.

Le SNUipp-FSU demande une augmentation significative du nombre de possibilités pour permettre à tous les personnels qui le nécessitent, de bénéficier d’un poste adapté l’an prochain.

Pour l’intégration par liste d’aptitude dans le corps des Professeurs des écoles :
Le SNUipp-FSU n’a cessé de dénoncer les injustices créées par le refus d’intégrer les collègues avec une reconstitution de carrière. Les collègues sont lourdement pénalisés car beaucoup ne parviennent même pas au 11° échelon de la classe normale des PE.

Les conséquences sont irréversibles sur les montants de leur pension de retraite.

De plus, les mesures de « revalorisation » destinées uniquement aux débuts de carrière pour ne pas revaloriser toute la profession, pénalisent ces collègues ; intégrés à l’échelon égal ou immédiatement supérieur, ils sont intégrés à un échelon inférieur à celui qu’ils auraient pu atteindre avant cette mesure. Leur carrière s’allongera davantage pour atteindre l’indice terminal alors qu’ils n’ont bénéficié d’aucune revalorisation.

Après une ancienneté oscillant entre 10 et 17 ans, l’ancien instituteur se retrouvera dans le même échelon qu’un professeur des écoles ayant 2 ans d’ancienneté.

Le SNuipp-FSU revendique que tous les instituteurs-trices, soient intégré-es dans le corps des Professeurs des écoles avec une reconstitution de carrière.

Pour les départs en stage CAPA-SH, le bilan est là aussi, très négatif.
Des besoins existent, malgré le lourd tribut payé par les RASED avec les suppressions de postes de ces dernières années. En supprimant les postes spécialisés, on prive l’école de compétences et de savoirs indispensables pour résoudre certaines difficultés.

Malgré le peu de perspectives offertes, plus d’une trentaine de collègues ont postulé pour effectuer une formation CAPA-SH l’an prochain, pour l’ensemble des options proposées.

Le SNUipp-FSU demande que tous ces collègues puissent partir en stage de formation sur l’un de leurs vœux, sachant que dans chacune de ces options, aucun besoin n’est complètement couvert, même si la fermeture massive des postes semble ne faire apparaître aucun besoin (postes G par exemple).

Enfin, nous devons déplorer, aujourd’hui encore, que des élus n’aient pas été remplacés pour se rendre à cette CAPD, pourtant prévue depuis plusieurs semaines. Il n’est pas admissible que leurs élèves soient pénalisés ou que l’élu renonce à accomplir son mandat pour ne pas léser ses élèves.

L’administration a le devoir de faciliter l’exercice des fonctions des membres de la commission, notamment en assurant, dans la mesure des possibilités, leur remplacement sur leur poste (article 18 du règlement intérieur).

Trouver moins d’une dizaine de remplaçants pour quelques journées dans l’année, est-il devenu impossible pour notre département ?

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