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Déclaration de la FSU au CDEN du 16 février 2018

Grève le 13 mars

vendredi 16 février 2018

Aujourd’hui a eu lieu le CDEN « de repli » devant entériner la carte scolaire. 80 collègues et parents d’élèves se sont rassemblés à partir de 12h devant la Préfecture.

Le Préfet a refusé de recevoir les délégations des 21 écoles présentes.

Le CDEN a voté à l’unanimité contre le projet de carte scolaire (seule la PEEP s’est abstenue). Les élus, les représentants FCPE et les représentants des 4 organisations syndicales (FSU, FO, UNSA et CGT) ont voté contre. Pas une seule voix pour !!!

Un vœu adressé au Ministre a été présenté par les organisations syndicales qui ont appelé à la grève le 9 février (le SNUipp-FSU, le Snudi-FO et la CGT Educ’action). Il a été adopté à l’unanimité moins l’abstention de la PEEP et le refus de vote des 2 représentants de l’UNSA

Déclaration de la FSU au CDEN du 16 février 2018


Mme la DASEN, M le Préfet,

Comme nous le redoutions, le dispositif 100% réussite se fait au détriment de tout le reste. L’annonce de votre projet de mesures n’aura fait que confirmer nos pires craintes sur les conséquences de la mise en place de ce dispositif : un nombre de fermetures sans précédent, même à l’époque où les CTSD s’ouvraient avec une dotation négative !

Il s’agit bien de récupérer des postes partout où cela est possible pour réaliser les annonces ministérielles.

Toujours 95 fermetures en maternelle et 73 en élémentaire !

Comme souvent ces dernières années, les maternelles paient un lourd tribut, tant les seuils sont élevés : plus de 50 postes récupérés à leur détriment ! C’est une gestion purement comptable : des fermetures sont prononcées car les moyennes après fermeture seraient inférieures de quelques décimales au seuil de 30, sans que les effectifs aient baissé de manière significative, certaines écoles se retrouvant carrément au-dessus de ces seuils ! Bref, on pousse les murs !

La réalité, ce sera des classes à 30 élèves voire plus et ne parlons pas de ces trop nombreuses journées pendant lesquelles les élèves sont répartis dans les autres classes car leur enseignant est absent et non remplacé ! Pour couronner le tout, certaines de ces écoles se verront amputées de leur décharge de direction au moment où le gouvernement supprime les aides administratives.

Lors des négociations préalables au préavis de grève sur la carte scolaire, la DASEN nous a assuré garder un regard bienveillant sur les écoles dont les caractéristiques sont celles de l’éducation prioritaire bien qu’en zone banale. Au vu des propositions faites pour préparer cette rentrée 2018, force est de constater que cela n’est pas le cas !

Le groupe scolaire Benoit Malon au KB, Cotton à Vitry, les maternelles Cité verte et Fosse Rouge à Sucy en Brie, ou le groupe scolaire Romain Rolland à Fontenay seront bien aux repères départementaux de zone banale en maternelle et élémentaire, ou s’en approcheront avec en plus des pertes de décharge de direction à la clé. On mesure ici la valeur de la parole donnée par l’institution à ces écoles à qui l’on avait promis un « regard bienveillant », un accompagnement.

La FSU s’inscrit en faux contre l’idée que les normes actuelles de décharge de direction constitueraient un « privilège ». Il s’agit au contraire de la reconnaissance d’une réalité de notre département et de la prise en compte de besoins véritables : les remontées d’incidents, IP et autres interpellations des enseignants référents violence ou régulateurs/médiateurs devraient vous alerter sur la situation du climat scolaire qui se dégrade à mesure que les politiques publiques ne peuvent tenir les promesses de l’inclusion, ne savent répondre à l’accueil d’élèves hautement perturbateurs. Ce sont bien les collègues, directeurs ou pas qui reçoivent les familles, expliquent, rassurent, ce sont bien les écoles (et non les inspections ou la direction départementale) qui reçoit la colère, le désarroi, l’indignation..

Pour la FSU, s’il faut effectivement « donner plus à ceux qui en ont le plus besoin », cela ne peut se faire au détriment de la zone banale. Le service public se défend sur l’ensemble du territoire et il est hors de question de laisser se dégrader l’école publique dans ces zones qui subissent de plein fouet la concurrence de l’enseignement privé sous contrat (enseignement privé sous contrat qui bénéficiera cette prochaine rentrée d’une augmentation du budget par élève du primaire et par an de 291 Euros quant les élèves de l’enseignement public auront eux droit à 70 Euros !!!)

En REP et REP+ non plus, la situation n’est pas aussi rose que la communication du ministère veut bien le laisser entendre. Là encore, le compte n’y est pas : des promesses électorales promettant des CP et des CE1 à 12, on est passé à des classes entre « 12 et 14 », qui sur le terrain sont bien souvent à 14-15, et qui deviendront à n’en pas douter des CP à 16-17 au gré des inscriptions et autres arrivées en cours d’année. Comment dès lors parler de « classes dédoublées », si ce n’est en admettant l’idée qu’il pourrait y avoir des CP à 28 ou à 30 ? Des dispositifs, tellement « souples » qu’ils pourront être facilement supprimés car à titre provisoire, sans que le collègue puisse bénéficier de priorité liée à une mesure de carte scolaire. Voilà assurément de quoi rendre ces postes attractifs, à l’heure où le ministre prétend vouloir des enseignants expérimentés dans les zones difficiles. Les IEN l’ont bien compris qui demandent aux enseignants de se positionner dès maintenant afin d’éviter que les CP soient pourvus par des débutants !

Par ailleurs, les effectifs ont bien souvent augmenté dans les niveaux non dédoublés en élémentaire. Là aussi, on gagne d’un côté ce que l’on perd de l’autre.

La décision purement comptable de redéployer les postes de PDMQDC, qui avaient permis d’initier un véritable travail collectif et pédagogiquement innovant, témoigne d’un vrai mépris à l’égard du travail, du temps et de l’énergie investis par les équipes autour de ce dispositif. Quant aux collègues PDMQDC, ils voient leurs missions « évoluer » sans en avoir été avertis, alors même que nombre d’entre eux ont dû passer des entretiens pour obtenir ces postes. Les documents de travail que vous nous avez fournis ne mentionnent même pas le dispositif, pourtant jadis considéré comme « le fer de lance de la refondation de l’école ».

Les ZIL vont disparaître, avec la mise en place de bassins de remplacement étendus à 1/5e du département pour les futurs « BDR ». Cette mesure risque de mettre à mal le remplacement de proximité qui s’appuie sur une connaissance réelle du terrain de la part des circonscriptions comme des collègues. Là où des équipes de ZIL stables existent, elles seront fragilisées et une perte d’attractivité de ces postes est à craindre.

Une telle carte scolaire mettra également un coup d’arrêt aux efforts entrepris en direction de la scolarisation dès 2 ans étant donné les nombreuses fermetures prévues en maternelle, y compris en REP.

Pour la FSU, la réussite des élèves passe par une diminution importante du nombre d’élèves dans toutes les classes, et notamment en REP. Mais cela ne saurait être réalisé sans un effort budgétaire important de la part du gouvernement. Rappelons que la France est l’un des pays européen qui compte le plus d’élèves par classe. C’est le sens de la campagne nationale du SNUipp-FSU : « #PasPlusDe25 élèves en zone banale, #PasPlusDe20 en REP ».

La profession n’est pas restée sans réaction face à l’ampleur de l’attaque que représente cette carte scolaire. Les collègues refusent d’être opposés les uns aux autres, en témoigne le nombre important d’écoles en REP fermées le vendredi 9 février.

Les 14 de mesures positives annoncées lors du CTSD du 9 février prouvent que la mobilisation a commencé à porter ses fruits. Mais nous n’en resteront pas là !

Le Val-de-Marne fait figure de département sacrifié
en Région parisienne pour cette carte scolaire !

Madame la DASEN, Monsieur le Préfet, nous vous redemandons de retirer ce projet de carte scolaire inacceptable, qui n’est pas encore entérinée, qui a été rejetée par la quasi-totalité des élus locaux et l’unanimité du Conseil départemental, et d’ouvrir des discussions sur la base des revendications des écoles !

Assemblée Générale
Mercredi 7 mars, 14h
Maison départementale des syndicats de Créteil

Mardi 13 mars
TOUS EN GREVE
et en manifestation au Ministère !

Nous refusons d’être un département sacrifié !

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