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Carte scolaire 2012, répartition des moyens : le choc !

vendredi 13 janvier 2012

Lors du Comité Technique Académique, la FSU et Sud éducation ont quitté la séance, refusant de transformer la réunion en chambre d’enregistrement des suppressions d’emplois !
La FSU (5 élus) et Sud éducation (1 élu) ont décidé de quitter le CTA et de faire le communiqué de presse ci-joint. FO (2 élus), l’UNSA (1 élu) et la CFDT (1élu) ont décidé de rester en séance. Devant le refus du recteur de mettre au vote sa proposition de répartition des retraits d’emplois par département et devant sa proposition de ne mettre au vote qu’une information sur les différents points de l’ordre du jour (ce qui ne lui créait aucune obligation de re-convoquer un CTA en cas de vote unanime contre), nous avons décidé de quitter la séance.

Répartition académique des moyens 1er degré
à la rentrée 2012 :Toujours plus d’élèves, toujours moins d’enseignants !

173 emplois sont supprimés dans le 1er degré : 56 emplois d’assistants de langue, et 117 emplois d’enseignants du 1er degré. L’augmentation annoncée par le document préparatoire au CTA du 13 janvier 2012 est de 4075 élèves pour l’académie :

  • Dans le 93, pour faire la rentrée avec 2244 élèves de plus qu’en 2011, et 39 postes à rendre au ministère.
  • Dans le 77, après la rentrée avec 979 élèves de plus qu’en 2011, et 29 postes supplémentaires.
  • Dans le 94, pour faire la rentrée avec 852 élèves de plus qu’en 2011, et 49 postes à rendre au ministère.

COMBIEN de postes de RASED devrons-nous perdre encore en 2012 ?
Sur quels moyens l’administration va t-elle ponctionner pour ouvrir des classes nécessaires ?
Combien de DROITS verrons-nous reculer ?

Allez-vous, Monsieur le recteur, améliorer la question des effectifs élèves par classe ?

Les effectifs trop élevés par classe ne permettent pas d’apporter une aide spécifique à ceux qui en ont besoin sur le temps de classe. Pourtant toutes les études démontrent que des petits effectifs permettent une meilleure entrée dans les apprentissages.

Allez- vous, Monsieur le recteur affaiblir le remplacement des maîtres ?Il est très fréquent que le remplacement des maîtres absents ne soit pas assuré. Le recours à des personnels non formés et non-titulaires devient de plus en plus courant (c’est d’ailleurs au détriment de toute l’école quand il faut répartir les élèves dans les classes).

Allez-vous, Monsieur le recteur, améliorer le traitement de la difficulté scolaire ?Les personnels spécialisés deviennent de plus en plus rare, cela rend la mise en place d’une aide adaptée à la grande difficulté scolaire ou aux élèves en situation de handicap impossible.

Allez-vous, Monsieur le recteur, améliorer la scolarisation des enfants de 2/3 ans ?
La scolarisation en maternelle devient quasi impossible pour les « tout-petits » . Dans l’académie, le taux de scolarisation des enfants de deux ans est passé de 8,25% à 2,44% entre la rentrée 2006 et la rentrée 2011. Le nombre important d’écoles maternelles de l’académie en « éducation prioritaire » supposerait que cette scolarisation se développe alors qu’elle ne fait que régresser.

Allez-vous, Monsieur le recteur, avoir les moyens de rendre crédible la première année d’exercice des PES et améliorer la question de la formation initiale ? Est-il utile de faire un nouveau commentaire sur cette question ?

Allez-vous, Monsieur le recteur, améliorer la question de la formation continue des enseignants du 1er degré ?
La multiplication des stages de formation en dehors du temps de service, ou la seule prise en compte des animations pédagogiques ne peut servir de réel plan de formation à la hauteur des besoins des enseignants .

Les réformes qui accompagnent cette réduction massive des moyens ne font qu’ajouter au discrédit des décisions prises en matière budgétaire. Dans le contexte actuel de crise économique et politique, l’éducation, la formation des jeunes et la recherche doivent être pensées comme des investissements et des leviers essentiels pour construire une société solidaire et plus juste et non comme des coûts à réduire. Plus que jamais l’École publique est irremplaçable pour déjouer les déterminismes..

Les personnels demandent que les besoins de leurs écoles trouvent une réponse positive. La répartition que nous examinons aujourd’hui ne peut pas nous satisfaire, en particulier dans une académie qui compte des difficultés particulières et la Seine et Marne, dernier département de France en taux d’encadrement. Nous le disions lors du CTA de décembre dernier : l’académie a besoin d’une dotation positive pour répondre aux besoins légitimes de la population en matière d’éducation. C’est pourquoi, dans les trois départements de notre académie, les personnels des écoles s’apprêtent dores et déjà à se mobiliser pour exiger que l’école soit considérée comme un investissement d’avenir.

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